En Guinée, Kidnappings et appel à la sécurisation des populations
Trois semaines après sa dernière apparition publique au sommet de l’Union africaine, le président guinéen Mamadi Doumbouya est attendu de retour à Conakry ce vendredi 6 mars 2026.

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Alors que son retour est annoncé, la vie quotidienne des Guinéens reste marquée par une vague d’enlèvements qui ne faiblit pas. À ce jour, près d’une vingtaine de personnes sont toujours portées disparues.
Mardi soir dernier, la violence a une nouvelle fois frappé au domicile d’opposants en exil : la mère et la sœur d’un ancien ministre vivant hors du pays ont été enlevées par des hommes cagoulés vêtus d’uniformes d’apparence militaire.
Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête visant les faits d’enlèvement, de séquestration et d’association de malfaiteurs afin de faire la lumière sur ces actes et leurs commanditaires.
Des stratégies de pression qui se déplacent vers l’entourage
Selon des observateurs, la tactique des ravisseurs semble désormais cibler les proches des opposants et militants absents du territoire, quand il n’est pas possible d’atteindre directement ces derniers. La multiplication de ces prises de personnes vise manifestement à instaurer un climat d’intimidation et de peur.
Parmi les voix qui témoignent de ces dérives, Abdoul Sacko — coordinateur national du Forum des forces sociales de Guinée et figure de la coalition des Forces vives — raconte son propre calvaire : enlevé l’année passée, il affirme avoir été torturé puis lâché dans la nature trois jours plus tard. Désormais en exil et en soins, il est l’invité de Sidy Yansané pour revenir sur ces violences. Selon l’un de ses avocats, Abdoul Sacko a en outre perdu l’usage de ses deux bras au cours de ces événements.

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