Ebola en RDC : l’OMS vise une inversion de la tendance sous trois mois

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) espère inverser la progression de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo dans les trois prochains mois et l’interrompre dans un délai de six mois. L’organisation prévient toutefois que le scénario le plus défavorable pourrait prolonger la crise de neuf à douze mois, notamment en raison de la propagation inégale du virus dans les zones touchées.

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Patient décédé des suites de l'Ebola en Ouganda, épidémie à Kampala.
Un patient mort de l'Ebola @AFP
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Réunis mardi 12 août, les acteurs de la riposte ont présenté un calendrier de six mois, considéré par l’OMS comme un scénario intermédiaire. L’objectif est d’abord de faire reculer la courbe des contaminations dans les trois prochains mois, avant de parvenir à interrompre la transmission au cours des trois mois suivants.

La situation demeure particulièrement évolutive en Ituri, où l’épidémie ne progresse pas au même rythme selon les territoires. Dans le centre de la province, à Bunia et à Rwampara, le pic n’aurait pas encore été atteint, selon Abdurahman Mahamud, directeur des opérations d’alerte et de riposte aux urgences sanitaires de l’OMS.

À Mongbwalu, où le foyer est apparu plus tôt, il y a environ cinq à sept mois, les indicateurs commencent en revanche à s’améliorer. Le taux d’occupation des lits y est désormais estimé entre 20 % et 30 %, d’après le responsable de l’OMS. Cette baisse locale ne suffit toutefois pas à stabiliser l’ensemble de la situation.

Bunia et le Grand Bunia au centre des préoccupations

Pour l’OMS, la maîtrise du foyer de Bunia et du Grand Bunia constitue une condition essentielle pour éviter de nouvelles vagues de contamination. Tant que la transmission y restera active, les zones où la situation s’améliore pourraient être exposées à une reprise de l’épidémie.

L’organisation estime que l’épidémie actuelle se propage plus rapidement que les précédentes. Elle souligne également le rôle déterminant de l’adhésion des communautés aux mesures de prévention, de dépistage et de prise en charge.

Abdurahman Mahamud a rappelé qu’une précédente épidémie survenue dans un contexte d’insécurité avait duré plus de deux ans. L’OMS entend éviter un scénario similaire, alors que les conditions sécuritaires et l’accès aux populations peuvent compliquer les opérations de surveillance et de riposte.

Le calendrier de six mois reste donc un objectif de planification et non une échéance garantie. Selon l’OMS, une dégradation de la situation pourrait porter la durée de l’épidémie à neuf ou douze mois. L’organisation affirme travailler sous la direction du gouvernement congolais pour réduire ce délai et interrompre la transmission dans les six prochains mois.

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