Disparition de Lyhanna : l’autopsie confirme l’identification du corps retrouvé dans le Gers
L’autopsie pratiquée ce vendredi a confirmé que le corps découvert jeudi dans une exploitation agricole du Gers est bien celui de Lyhanna, la collégienne de 11 ans portée disparue depuis le 29 mai à Fleurance, a annoncé le procureur d’Agen en fin de journée. La confirmation met fin à de longues heures d’attente pour la famille et relance les interrogations autour du suivi judiciaire des signalements antérieurs.

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Le corps avait été retrouvé par les gendarmes dans un secteur isolé, à proximité d’une exploitation agricole intégrée à la zone de recherches. Dès les premières constatations, les enquêteurs ont noté que l’enfant portait des vêtements similaires à ceux qu’elle portait le jour de sa disparition, élément qui a rapidement conduit à l’identification provisoire avant la confirmation par autopsie.
Lyhanna avait disparu le 29 mai à Fleurance. Les magistrats ont ouvert une information judiciaire pour enlèvement et séquestration. Les investigations ont abouti à l’arrestation d’un homme de 41 ans, identifié dans les médias comme Jérôme B., considéré comme le principal suspect. Père de famille, il faisait l’objet de plusieurs signalements et de plaintes antérieures, notamment pour des faits à caractère sexuel visant des mineurs, sans avoir été placé en garde à vue jusque-là, selon les éléments rendus publics.
Enjeux judiciaires et réactions politiques
L’homme a été mis en examen et placé en détention provisoire. Les magistrats ont également reçu une nouvelle plainte déposée contre lui, qui vient compléter les dossiers déjà ouverts. Le déroulé des signalements antérieurs et l’absence d’interventions coercitives antérieures alimentent une vive polémique publique et judiciaire.
La procureure d’Auch s’est retrouvée au centre d’une campagne de menaces sur les réseaux sociaux après l’annonce de la découverte du corps. Le ministère de la Justice a indiqué avoir déposé plainte en réaction à ces menaces visant la magistrate. Gérald Darmanin a apporté publiquement son soutien à la magistrate et a déclaré qu’il souhaitait « faire toute la lumière » sur d’éventuelles défaillances dans le suivi des plaintes. Le garde des Sceaux a précisé qu’il n’excluait pas des sanctions disciplinaires si des manquements étaient démontrés.
La découverte du corps de la fillette a suscité des réactions au plus haut niveau de l’État. Emmanuel Macron a évoqué un « dysfonctionnement » qu’il a qualifié « d’inacceptable ». Réuni ce vendredi avec les ministres de la Justice et de l’Intérieur, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est dit « particulièrement choqué » par les éléments déjà connus du dossier.
Le Premier ministre a demandé que les premières conclusions de l’enquête administrative, confiée à l’Inspection générale de la justice et à l’Inspection générale de la gendarmerie, lui soient remises sous quinze jours afin de déterminer pourquoi plusieurs alertes visant le principal suspect n’ont pas entraîné une réaction plus rapide des autorités.


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