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Delphine Jubillar : aveux de Cédric Jubillar « Je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré »

Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines (Tarn), a été retrouvée après que son mari, Cédric Jubillar, a avoué les faits et conduit les enquêteurs au lieu où il avait dissimulé les restes, selon des procès-verbaux consultés par la presse le 21 juillet 2026. L’annonce de ces aveux a entraîné le renvoi du procès en appel initialement programmé en septembre 2025.

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SOMMAIRE

Agée de 33 ans au moment de sa disparition, Delphine Jubillar travaillait comme infirmière en clinique à Albi. Mariée depuis 2013 à Cédric Jubillar, elle laissait derrière elle deux enfants, un de 6 ans et un bébé de 18 mois. Après sa disparition, de nombreuses investigations ont été menées : fouilles, analyses de téléphones et du lave-linge du couple, sans qu’un corps n’ait été retrouvé dans les premiers temps de l’enquête.

En juin 2021, Cédric Jubillar avait été mis en examen pour homicide volontaire aggravé, les enquêteurs pointant des incohérences dans ses déclarations. Six ans plus tard, des éléments nouveaux modifient le calendrier judiciaire : la découverte d’ossements et les aveux consignés dans un procès-verbal transmis aux magistrats ont conduit la présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne à ordonner, le 21 juillet, le renvoi du procès en appel.

Aveux consignés et circonstances rapportées de la nuit du 15 au 16 décembre 2020

Le procès-verbal consulté par Le Parisien rapporte des aveux rédigés lors d’une audition à Toulouse. Cédric Jubillar, âgé de 39 ans, y reconnaît « les faits » et décrit la chronologie de la nuit en question : il indique s’être couché vers 22h30 puis s’être réveillé vers 1h00-1h30. Selon ses déclarations, une dispute a éclaté au salon, avec des échanges d’injures. Il rapporte notamment que son épouse lui aurait tenu des propos le traitant de « toxico » et l’accusant d’infidélité.

Le mis en cause affirme qu’il a alors étranglé sa femme. Il est cité déclarant : « Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré… je lui disais : « tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi » ». Toujours selon le procès-verbal, il dit avoir regardé ses pieds pendant l’acte pour éviter de croiser son regard et avoir répété « tais-toi » à de nombreuses reprises.

Après avoir constaté que sa femme était « inerte », Cédric Jubillar affirme s’être senti « en panique » et avoir décidé de dissimuler le corps afin que leurs enfants ne la trouvent pas dans cet état. Il déclare l’avoir transportée jusqu’au coffre de son véhicule puis déposée dans un endroit ultérieur, selon ses dires aux magistrats.

Plusieurs sources indiquent que l’homme a finalement conduit les enquêteurs à un champ à Mailhoc, à une dizaine de kilomètres du domicile familial, où des ossements ont été retrouvés. Des analyses ont permis d’identifier ces restes comme étant ceux de Delphine Jubillar, selon des informations publiées par la presse.

En conséquence de ces nouveaux éléments, la présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne a ordonné, le 21 juillet, le renvoi du procès en appel qui devait s’ouvrir le 21 septembre. Le dossier a été reprogrammé et, d’après les informations disponibles, le procès « devrait pouvoir se tenir au cours du premier semestre 2027 ».

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