Décès de Richmir Totah, figure du monde culturel béninois
L’opérateur culturel béninois Richmir F. Totah, ancien président de la Fédération des associations d’artistes du Bénin (FAABEN) et manager de plusieurs musiciens du pays, est décédé après plusieurs mois de lutte contre la maladie, ont annoncé les médias culturels béninois lundi 4 mai.

SOMMAIRE

Manager du chanteur Sagbohan Danialou, fondateur de l’agence d’événementiel et de production artistique La Rich’Art et président de l’association Walô pour la dynamisation des arts du spectacle, le défunt s’était imposé depuis le début des années 2000 comme l’un des principaux interlocuteurs des artistes béninois auprès des autorités culturelles.
Richmir Totah avait coordonné dès septembre 2000 le projet « Vendredi des artistes », initiative lancée par le ministre de la Culture Gaston Zossou pour structurer le dialogue entre les créateurs et l’administration. Élu président de la FAABEN à la suite de Sévérin Akando, il avait été reconduit pour un second mandat de cinq ans en mai 2012, lors du troisième congrès ordinaire de la fédération à Cotonou.
FIMUB et structuration du secteur
Sous sa présidence, la FAABEN avait porté plusieurs chantiers structurants pour le secteur, dont la mise en place du « milliard culturel », la commission nationale de lutte contre la piraterie, le statut de l’artiste et la séparation des financements culturels au sein du Programme société civile-culture.
En 2015, Richmir Totah avait piloté la première édition du Festival international de musique du Bénin (FIMUB), inspiré du Marché des arts du spectacle d’Abidjan (MASA) et financé par le Fonds d’aide à la culture du ministère de la Culture. Il en assurait la direction exécutive.
Affaibli par la maladie depuis plusieurs années, l’opérateur culturel avait été hospitalisé une première fois en 2016 au Centre national hospitalier et universitaire (CNHU) de Cotonou. Une demande d’évacuation sanitaire avait alors été formulée par ses proches, sans aboutir publiquement.
Ses dernières années d’activité étaient associées au Walô Danse Center, qu’il animait avec son épouse, la chorégraphe Rachelle Agbossou, autour de la création, de la diffusion de spectacles et de la formation de jeunes artistes.
Aucune information n’a été communiquée à ce stade par sa famille sur les obsèques.



Commentaires