Dany Brillant avoue un gros mensonge qui a tout fait basculer
Dany Brillant, 60 ans, a révélé sur France 2 qu’il a caché pendant trois ans à sa famille l’abandon de ses études de médecine pour se consacrer à la musique. Invité dans l’émission Un dimanche à la campagne animée par Frédéric Lopez, le chanteur au style rétro — influencé par les crooners — a livré des confidences sur ce mensonge de jeunesse et sur la construction de son personnage artistique, né du désir de devenir saltimbanque et crooner.

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Né Daniel Cohen dans une famille où les études étaient valorisées, il a d’abord suivi le parcours attendu par ses parents : des études de médecine. Mais la musique, découverte à 18 ans, s’est imposée comme sa vocation. Incertain de l’accueil que susciterait son choix, il n’a pas osé avouer immédiatement son changement d’orientation. “Le pire, j’ai un peu honte”, confie-t-il, en revenant sur cette période où il faisait croire à ses proches qu’il poursuivait son cursus universitaire.
Pendant trois ans, il raconte avoir menti à sa famille en affirmant notamment qu’il passait en deuxième année, au point que sa mère organisa une petite fête pour célébrer cette progression. Le subterfuge a tenu jusqu’aux questions pratiques de la vie quotidienne : lorsque sa mère se plaignait de maux, il improvisait des conseils médicaux simplistes — “Écoute, prends un Doliprane” — pour ne pas éveiller les soupçons. Finalement, la situation devenant difficile à soutenir, il a convoqué ses parents et annoncé sa décision : “Je veux être saltimbanque, chanteur.”
De Daniel Cohen à Dany Brillant : la naissance d’un crooner
La réaction de son père est restée vivace dans sa mémoire : “Le jour où tu deviendras chanteur, je serai président de la République”. Face à l’incertitude de ce nouvel avenir, Daniel Cohen a choisi de se construire une identité artistique. Il a adopté le nom de scène Dany Brillant et s’est inspiré des crooners américains pour forger son allure et son répertoire. “Prendre un nom de scène et copier les crooners américains m’a donné confiance en moi”, explique-t-il.
Dans ses déclarations, il évoque des références aussi diverses que Dean Martin et Charles Aznavour, précisant que pour lui être crooner dépasse la simple performance vocale : “Plus qu’être chanteur, je voulais être crooner. C’est un art de vivre, une élégance, des valeurs.” Cette inspiration rétro a orienté son univers musical vers des mélodies évoquant la dolce vita, les cabarets parisiens et les grandes chansons populaires.
Dany Brillant décrit le processus comme la création d’un personnage auquel il a fini par ressembler : “J’ai inventé un personnage et je suis devenu celui que j’ai inventé”. Après plus de trente ans de carrière, il observe avec humour l’évolution de son métier et de son image : “Comme le bon vin, mon métier semble bien vieillir”.



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