Coton : Afreximbank voit une fenêtre pour les exportateurs africains sur un marché plus tendu
La banque panafricaine estime que le rebond des cours du coton en 2026 peut profiter aux exportateurs africains, alors que l’USDA et l’ICAC anticipent pour 2026/27 une consommation mondiale supérieure à la production.


Afreximbank estime que le rebond des prix du coton en 2026 ouvre une fenêtre d’opportunité pour les exportateurs africains, dans un marché mondial que l’USDA prévoit plus tendu pour la campagne 2026/27. L’institution américaine anticipe une utilisation mondiale de 122,9 millions de balles, au-dessus d’une production estimée à 117,6 millions, avec des stocks de fin de campagne attendus à 69,7 millions de balles.
L’International Cotton Advisory Committee (ICAC) projette de son côté une baisse de 4 % de la production mondiale à 24,8 millions de tonnes, pour une consommation de 25,0 millions de tonnes. Pour Afreximbank, ce resserrement attendu du marché, combiné à la reprise de la demande textile, soutient les cours de la fibre naturelle après une période de faiblesse.
La banque affirme aussi que le renchérissement de l’énergie réduit l’avantage-coût du polyester, principal concurrent du coton. L’OCDE et la FAO rappellent toutefois que la fibre naturelle reste structurellement en concurrence avec un polyester généralement moins cher, même si l’écart de prix s’est resserré en 2024/25.
Afreximbank inscrit cette lecture de marché dans sa stratégie de transformation locale du coton vers le textile et l’habillement, notamment autour des pays du C4+. L’institution a indiqué en avril 2026 que ses investissements initiaux dans la filière ciblaient en particulier le Bénin et le Togo.


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