Congo : encours de la dette publique estimé à 7 230 milliards FCFA à fin 2025, soit 74 % du PIB
À la fin décembre 2025, l’encours de la dette publique du Congo s’établissait à 7 229,6 milliards de francs CFA, soit environ 11,9 milliards de dollars, représentant 74,1 % du produit intérieur brut (PIB). Ce niveau marque un recul par rapport à 2024, où le ratio dette/PIB dépassait les 80 %, une baisse principalement attribuable à une croissance nominale plus soutenue plutôt qu’à une réduction nette du stock de dette.

SOMMAIRE
La répartition de cet endettement montre une prédominance de la dette intérieure, qui représente 61,1 % de l’encours, soit près de 4 418 milliards de francs CFA (environ 7,3 milliards de dollars). La dette extérieure pèse pour 38,9 %, évaluée à 2 812 milliards de francs CFA (environ 4,6 milliards de dollars). À l’intérieur du volet domestique, les titres publics — obligations du Trésor assimilables (OTA) et bons du Trésor assimilables (BTA) — et les créanciers sociaux constituent des parts significatives.
Cette configuration déplace une part importante des risques vers le marché intérieur : concentration des remboursements, pression sur la trésorerie et exposition aux besoins de refinancement sur les maturités courtes et intermédiaires. Les autorités budgétaires doivent composer avec une structure qui combine volume élevé d’encours domestique et échéances rapprochées.
Coûts, maturités et exposition au risque de change
Sur le plan des charges, la charge d’intérêts s’est maintenue à un niveau modéré, s’élevant à 2,6 % du PIB pour l’année 2025. Le taux d’intérêt moyen pondéré du portefeuille public tourne autour de 3,6 %, traduisant un coût apparent relativement contenu malgré le poids de la dette.
La répartition par échéances fait néanmoins ressortir une vulnérabilité à court terme : près de 15,5 % de l’encours total arrive à échéance dans l’année, soit environ 1 120 milliards de francs CFA (près de 1,8 milliard de dollars), ce qui représente 11,6 % du PIB. La durée moyenne de vie de la dette publique est d’environ 6,4 ans, indiquant une concentration des remboursements sur les horizons courts et intermédiaires, en particulier du côté des instruments domestiques.
L’exposition au risque de change reste non négligeable : près de 38 % de l’encours est libellé en devises étrangères, principalement en dollars américains et en euros. Dans ce contexte, la sensibilité aux fluctuations des taux de change s’ajoute aux déterminants internes des recettes publiques, parmi lesquels la dépendance aux revenus pétroliers demeure un facteur structurant des recettes
Le profil global présenté par les données de fin 2025 conjugue un repli du ratio dette/PIB lié à la composante nominale de la croissance, une prédominance de la dette intérieure financée par OTA et BTA, un besoin significatif de refinancement à court terme et une part importante de l’encours libellée en devises étrangères. Les chiffres clés : encours total 7 229,6 milliards FCFA (≈ 11,9 milliards USD), dette intérieure 4 418 milliards FCFA (61,1 %), dette extérieure 2 812 milliards FCFA (38,9 %), charge d’intérêts 2,6 % du PIB, taux moyen pondéré ≈ 3,6 %, échéances à moins d’un an ≈ 1 120 milliards FCFA (15,5 % de l’encours, 11,6 % du PIB), durée moyenne ≈ 6,4 ans, exposition en devises ≈ 38 % —

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