Classement des 10 marchés financiers les plus solides en Afrique
Châpo : Le rapport 2025 de l’« Indice Absa des marchés financiers africains » montre que, malgré des progrès sectoriels, seuls dix des vingt-neuf pays évalués ont amélioré leur score global. L’étude met en lumière l’impact de politiques commerciales extérieures — notamment la hausse des droits de douane liée aux mesures américaines — et souligne la nécessité d’un environnement monétaire plus stable pour renforcer la résilience des marchés financiers africains.

SOMMAIRE
Publiée par le groupe bancaire Absa, l’étude dresse un bilan sur neuf ans du développement des marchés financiers sur le continent en s’appuyant sur des critères tels que la transparence, l’accessibilité et l’ouverture. Le rapport 2025 analyse les évolutions récentes en tenant compte des chocs externes, dont des politiques commerciales hostiles qui ont pesé sur les économies à faible revenu et sur les flux d’aide au développement.
Le document note expressément l’impact des mesures protectionnistes passées sous l’administration de Donald Trump, citant « les politiques commerciales de Donald Trump » et la forte hausse des droits de douane comme facteurs ayant contribué à des changements significatifs sur les marchés financiers des pays les plus vulnérables. Malgré ces pressions, Absa relève des avancées sectorielles dans plusieurs domaines clés.
Constats clés du rapport Absa 2025
Selon Absa, l’amélioration globale limitée — dix pays sur vingt-neuf — masque des progrès ponctuels. Le rapport souligne des avancées en matière de diversification des produits financiers, de réformes de la politique de change et d’initiatives dédiées au changement climatique. Ces évolutions sont présentées comme des indicateurs positifs pour le développement progressif des marchés sur le continent.
Le rapport insiste également sur l’importance d’un cadre monétaire stable pour amortir les effets des chocs externes. Absa identifie l’instauration d’un « environnement monétaire nettement plus stable » comme une solution prioritaire pour réduire la vulnérabilité aux pressions économiques internationales et améliorer la capacité des marchés nationaux à offrir des instruments longs en monnaie locale.
Ahmed Attout, directeur du développement du secteur financier à la Banque africaine de développement, cité par le rapport, affirme : « Le financement à long terme en monnaie locale est essentiel au développement économique. » Il ajoute que lorsque le secteur financier mobilise et alloue efficacement les ressources nationales, cela élargit les options d’épargne et d’investissement pour les particuliers et facilite le financement des besoins d’investissement du secteur privé et des gouvernements.
Absa met en parallèle la solidité des marchés de capitaux nationaux et la capacité des pays à résister aux chocs externes. Les marchés nationaux robustes, note le rapport, offrent une meilleure protection contre la volatilité des devises et les hausses des taux d’intérêt mondiaux, en permettant notamment un accès accru au financement en monnaie locale.
Le rapport 2025 comprend un classement des marchés financiers africains et précise que l’indice porte sur vingt-neuf pays. Il indique que seuls dix d’entre eux ont vu leur score global progresser au cours de la période évaluée, tout en détaillant des progrès sectoriels et des réformes en cours dans plusieurs économies.

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