Cheb Mami condamné à 200 000 euros pour le duo « Desert Rose » avec Sting
11 juillet 2026 : Cheb Mami fête ses 60 ans. L’artiste, longtemps surnommé le Prince du raï, reste connu internationalement pour son duo avec Sting sur Desert Rose, mais sa carrière est aussi marquée par des affaires judiciaires majeures, dont une condamnation pour plagiat à hauteur de 200 000 euros.

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Figure majeure du raï, genre populaire algérien dont il a contribué à la diffusion hors du Maghreb, Cheb Mami s’est imposé sur la scène internationale à la fin des années 1990 et au tournant des années 2000. Sa participation au titre Desert Rose, présent sur l’album Brand New Day de Sting (1999), a offert au raï une exposition planétaire, grâce notamment à la rotation du single sur les radios internationales et à un clip tourné partiellement dans le désert de Mojave, repris ensuite dans une campagne publicitaire de Jaguar.
Si ce succès a élargi sa notoriété et multiplié les collaborations — avec des artistes cités comme Zucchero, Corneille, Diam’s, Kenza Farah ou Soolking — il n’a pas empêché l’apparition de contentieux juridiques. En 2015, la justice française a condamné Cheb Mami et sa maison de disques EMI dans un dossier de plagiat intenté par le chanteur algérien Cheb Rabah (Rabah Zerradine), reconnaissant ce dernier co-auteur de plusieurs titres dont, selon le tribunal, Desert Rose. Les juges ont retenu que Cheb Rabah avait perdu une « chance de gagner une notoriété importante » du fait du succès des chansons qu’il avait écrites, et ont fixé les dommages et intérêts à 200 000 euros, au titre du préjudice moral et de l’atteinte aux droits d’auteur.
Parcours artistique et démêlés judiciaires
La collaboration avec Sting est considérée comme un tournant dans la carrière de Cheb Mami : elle a permis au chanteur de porter le raï vers un public mondial et d’apparaître dans de grandes campagnes médiatiques. Sting a lui-même qualifié leur travail commun en indiquant que « le chant de Cheb Mami se confondait avec la mélodie comme un cavalier sur sa monture », image reprise par la presse pour illustrer la complémentarité des deux artistes.
Avant l’affaire de 2015, d’autres procédures avaient déjà profondément affecté son image. En 2009, le tribunal correctionnel de Bobigny condamne Cheb Mami à cinq ans de prison ferme pour tentative d’avortement forcé, des faits remontant à 2005. L’artiste, placé sous contrôle judiciaire, avait quitté la France puis été interpellé et incarcéré à son retour ; il bénéficie ensuite d’une libération conditionnelle en 2011. Cette condamnation avait entraîné le retrait de la distinction de chevalier de l’Ordre national du Mérite qui lui avait été remise pour son rôle dans le rayonnement de la musique algérienne.
Malgré ces épisodes judiciaires, des titres de Cheb Mami continuent d’être diffusés largement : Saïda, Parisien du Nord (avec K‑Mel) et Desert Rose figurent encore parmi les morceaux les plus entendus de son répertoire plus de vingt-cinq ans après leur parution.



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