Centrafrique : l’option congolaise existe au-delà du Cameroun
Reliée au Cameroun et au Congo depuis 2023, la République centrafricaine dispose d’une voie terrestre de diversification vers Pointe-Noire, mais sa résilience internationale reste jugée très faible.


La République centrafricaine n’est pas limitée au seul corridor camerounais pour rejoindre les câbles sous-marins. La dorsale à fibre optique inaugurée en février 2023 dans le cadre du projet Central African Backbone relie le pays au Cameroun et au Congo, avec 935 kilomètres de fibre et deux branches d’interconnexion vers Gamboula et Bomassa.
Cette connexion par le Congo ouvre une voie terrestre de diversification potentielle pour Bangui. Le Congo dispose en effet d’un accès international aux câbles sous-marins WACS et 2Africa depuis Pointe-Noire, ce qui lui donne un second débouché théorique au-delà des infrastructures camerounaises.
Cette architecture ne suffit toutefois pas à garantir une forte résilience internationale. Internet Society Pulse classe en 2026 la diversité amont de la République centrafricaine comme très faible, tout en recensant Orange Centrafrique, Atlantique Telecom CAR, SpaceX Starlink, Telecel Centrafrique et Skylogic parmi les fournisseurs actifs observés sur le marché.
Les alternatives satellitaires restent par ailleurs encadrées. L’ARCEP centrafricaine prévoit des procédures distinctes pour les réseaux privés par satellite VSAT et pour l’identification des kits Starlink exploités dans le pays.


Commentaires