Soudan : les préparatifs du dialogue national débutent sans les FSR

Le comité chargé de préparer un dialogue national au Soudan a tenu sa première réunion à Khartoum, un processus porté par le général al-Burhan mais déjà rejeté par une large partie de l’opposition civile et politique.

POLITIQUE
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Le général soudanais, Abdel Fattah Al-Burhane
Le général soudanais, Abdel Fattah Al-Burhane
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Le comité de préparation du dialogue national soudanais a tenu sa première réunion dimanche 30 août 2026 à Khartoum, marquant le lancement formel d’un processus voulu par le chef de l’armée, le général Abdel Fattah al-Burhan, mais déjà rejeté par une large partie de l’opposition civile et politique, alors que le pays reste en guerre depuis plus de trois ans contre les Forces de soutien rapide (FSR).

Ce comité, composé de personnalités civiles, universitaires, journalistes et juristes, doit engager des consultations avec les acteurs politiques, la société civile ainsi que des partenaires régionaux et internationaux, afin de définir un agenda et un cadre pour ce que ses initiateurs présentent comme un « dialogue sérieux, indépendant et inclusif ».

L’initiative, annoncée mi-août par le général al-Burhan, doit selon lui permettre d’instaurer une paix durable. Mais elle se tient sans les FSR du général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti, que l’armée soudanaise combat depuis avril 2023.

Une large partie des acteurs conviés a d’ores et déjà rejeté l’invitation. Une coalition réunie fin août à Addis-Abeba, comprenant notamment le parti du Congrès national, le mouvement Umma, la coalition pour la paix Sumud et plusieurs organisations de la société civile soudanaise, ainsi que l’ancien Premier ministre Abdalla Hamdok, a estimé qu’aucun processus de paix crédible n’était possible sans un arrêt des combats.

Une partie de l’opposition dénonce un « prétexte »

Le week-end du 30 août encore, Abdel Wahid Al Nour, chef du Mouvement de libération du Soudan (SLM), a annoncé depuis Nairobi son refus de participer à ce qu’il qualifie de « prétexte pour justifier le coup d’État » mené par le général al-Burhan en 2021.

Pour le chercheur Tsega’ab Amare, du think tank Horn Review, ce dialogue a peu de chances d’aboutir tant qu’il tentera « de faire ressembler un résultat militaire à une transition politique ».

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