Cédric Jubillar s’exprime pour la première fois depuis la découverte des ossements
Nouvel élément dans l’affaire Delphine Jubillar : quelques heures après la découverte d’ossements dans le Tarn susceptibles d’appartenir à l’infirmière disparue en décembre 2020, son époux, Cédric Jubillar, s’est exprimé par l’intermédiaire de son avocat. Il évoque des « regrets très forts » et dit avoir voulu mettre un terme à « plusieurs années de mensonges », alors que des analyses médico-légales sont engagées pour établir l’identité des restes retrouvés près de Cagnac-les-Mines.

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Delphine Jubillar, née Delphine Aussaguel le 15 novembre 1987 à Gaillac (Tarn), a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Selon les éléments versés au dossier, elle avait quitté le domicile familial vêtue d’une doudoune blanche et n’avait emporté que son téléphone. Son époux, peintre plaquiste, a été mis en examen en juin 2021 pour homicide volontaire avec aggravation, les enquêteurs ayant relevé des incohérences dans ses déclarations. Le corps de la victime n’avait jusqu’ici jamais été retrouvé.
La prise de parole rapportée par son avocat intervient après une lettre manuscrite envoyée début juillet, dans laquelle M. Jubillar reconnaissait avoir tué son épouse, puis aurait indiqué aux enquêteurs l’endroit où le corps avait été dissimulé. Selon la version donnée par son conseil, l’accusé a qualifié son acte « d’abominable », a exprimé des regrets très forts et a expliqué avoir été « pris dans un engrenage du mensonge », déclarant ressentir un soulagement de conscience.
Une affaire relancée par les aveux
Les recherches organisées à la suite de ces indications ont conduit à la découverte de restes humains près de Cagnac-les-Mines, à une quinzaine de kilomètres du domicile du couple. Des opérations de fouilles ont été menées par les équipes sur place pour extraire les éléments retrouvés et les transférer en vue d’expertises.
Des expertises ADN et des analyses anthropologiques sont en cours afin de déterminer de manière formelle si les ossements appartiennent à Delphine Jubillar. Ces examens médico-légaux visent à établir l’identité des restes et les éventuels éléments chronologiques ou circonstanciels que les spécialistes pourront tirer des prélèvements.
Depuis la disparition, les enquêteurs avaient procédé à de nombreuses vérifications techniques et scientifiques, notamment des analyses du téléphone et du lave-linge du couple, sans qu’aucune preuve matérielle permettant d’établir de façon irréfutable le sort de Delphine ne soit mise au jour. Le dossier judiciaire comporte également des auditions et des reconstitutions qui ont été largement médiatisées.
Le procès de Cédric Jubillar est inscrit à la cour d’assises du Tarn à compter du 22 septembre 2025 et doit se dérouler sur quatre semaines. Le nouvel élément découvert et les expertises en cours constituent désormais des pièces matérielles qui seront intégrées au dossier et examinées par les magistrats et les parties civiles.
Les informations communiquées par l’avocat de M. Jubillar, la localisation des fouilles et la nature des analyses médico-légales réalisées figurent dans les éléments officiels transmis aux autorités judiciaires et aux équipes en charge des investigations.



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