Brigitte Bardot : le Vatican présente des excuses pour l’utilisation d’une photo en 1958

Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre 2025 à 91 ans, a fait l’objet d’un hommage religieux à Paris marqué par une prise de parole inattendue : lors de la messe commémorative, un aumônier a présenté des excuses publiques pour une utilisation de son image par le Vatican en 1958 qui l’avait assimilée à la luxure. La cérémonie a réuni près de 700 personnes et a ravivé un épisode historique longtemps resté en marge des récits sur la carrière de l’actrice.

CINéMA
550 vues
Mort de Brigitte Bardot : le Vatican a-t-il dérapé ? L’heure des excuses a sonné
BESTIMAGE
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Benin Web TV 2.0 est disponibleVous êtes actuellement sur la version classique du site. Rejoignez notre version 2.0 pour plus de fun, plus de rapidité et plus d'interaction.Rejoindre Maintenant

La messe s’est tenue le 28 janvier 2026 à l’église Saint‑Roch, dans le 1er arrondissement, à l’initiative de l’Aumônerie nationale des artistes. Parmi les présents figuraient des personnalités du monde culturel et des admirateurs de la star, qui ont notamment entendu des extraits musicaux emblématiques de Bardot comme Comic Strip et La Madrague.

Dans son homélie, le père Laurent Chauvin, aumônier des artistes, a évoqué la carrière et l’engagement de Brigitte Bardot avant de formuler des regrets publics au sujet d’un épisode survenu pendant l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958. Selon le compte rendu de Jean‑François Guyot relayé sur Twitter, le prêtre a demandé : « Pardon Brigitte », en référence à l’utilisation par le pavillon du Vatican d’une photographie de l’actrice pour illustrer la notion de luxure.

Les excuses prononcées lors de l’hommage à Paris

Le geste du père Chauvin a été interprété lors de la cérémonie comme une reconnaissance du caractère réducteur de cette représentation. L’image en question provenait d’une scène de Et Dieu… créa la femme, film qui a fortement contribué à la notoriété internationale de Bardot et qui, à la fin des années 1950, avait suscité de vives réactions de la part d’institutions religieuses et conservatrices.

À l’Exposition universelle de Bruxelles, le pavillon du Vatican avait organisé une présentation composée de deux salles opposées : l’une consacrée aux « miracles du Bien », l’autre aux « méfaits du Mal ». Dans cette seconde salle, la photographie de Brigitte Bardot figurait parmi les visuels choisis pour dénoncer ce que l’Église considérait comme les excès de la modernité et les manifestations du vice.

Le positionnement de l’Église et les réactions suscitées par le film de Roger Vadim sont documentés par des tentatives de censures et d’actions collectives menées par des ligues catholiques à l’époque. Le texte rappelle notamment qu’aux États‑Unis, certaines instances religieuses avaient cherché à empêcher la diffusion du film, jusqu’à tenter d’acheter la totalité des places d’une séance à Lake Placid et à menacer d’excommunication des spectateurs.

Lors de l’hommage parisien, les paroles du père Chauvin — qualifiant Brigitte Bardot de « belle personne » et exprimant des regrets au nom de l’Église pour cette utilisation iconographique — ont été accueillies par des applaudissements de l’assemblée, selon les témoins et les comptes rendus publiés.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
15:29 Marion Maréchal en couple avec un Italien : « Il a ramé »
Benin Web TV 2.0 est disponibleRejoindre Maintenant