Bénin : Luc Gnacadja porte la voix de Cotonou au Bureau de l’AIMF à Namur
Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a participé à Namur, en Belgique, à la 107e réunion du Bureau de l’Association internationale des maires francophones. Vice-président de l’AIMF, il y a défendu une coopération internationale plus proche des collectivités locales, face aux défis du climat, de l’inclusion sociale, de la mobilité, du numérique et de l’emploi des jeunes.

SOMMAIRE

Le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, vice-président de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), a pris part les 8 et 9 juin à Namur, en Belgique, à la 107e réunion du Bureau de l’association, qui a rassemblé près d’une centaine de maires et représentants de villes francophones. La rencontre, organisée à l’invitation de la bourgmestre faisant fonction de Namur, Charlotte Bazelaire, était placée sur le thème de la coopération internationale et de la transformation des politiques publiques locales.
Les travaux ont porté sur la place des collectivités territoriales face au changement climatique, à l’inclusion sociale, à la transition numérique, à la mobilité et à l’emploi des jeunes, selon le communiqué de la mairie de Cotonou. Le Bureau de l’AIMF, instance de gouvernance élue pour deux ans, réunit les maires de capitales et métropoles membres du réseau. La réunion de Namur a notamment accueilli la première séance de la commission consacrée à la précarité sociale.
Porté à la tête de la mairie de Cotonou en février 2026, en succession de Luc Atrokpo devenu député, Luc Gnacadja préside par ailleurs l’Association nationale des communes du Bénin. Architecte de formation, ancien ministre de l’Environnement entre 1999 et 2005, il a dirigé le secrétariat de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification de 2007 à 2013.
Lors des travaux, le maire de Cotonou a plaidé pour une coopération internationale fondée sur la co-construction des solutions et la reconnaissance des collectivités locales comme partenaires du développement. « Les crises sont mondiales dans leurs causes, mais locales dans leurs conséquences », a-t-il déclaré.
Un réseau de coopération décentralisée
Créée en 1979 à l’initiative des maires de Paris et de Québec, l’AIMF regroupe quelque 325 villes, métropoles et associations de villes issues de 54 pays. Elle est l’opérateur de l’Organisation internationale de la Francophonie pour la coopération décentralisée, finançant des projets portés par les municipalités membres dans les domaines des services essentiels, du patrimoine et de la gouvernance locale.
La réunion de Namur a aussi été l’occasion, en marge du programme, de la signature d’une entente bilatérale entre Namur et Québec pour la période 2026-2029. La prochaine grande échéance du réseau est le 46e Congrès international des maires francophones, prévu à Casablanca, au Maroc, du 7 au 10 décembre 2026.


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