Bénin: le gouvernement débloque 100 millions de FCFA pour l’installation du Sénat
Le processus de création et d’opérationnalisation du Sénat franchit une nouvelle étape. Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour l’année 2026, le gouvernement a officiellement inscrit et prévu une enveloppe financière de 100 millions de francs CFA pour le processus d’installation.


Cette première dotation budgétaire selon Fraternité est spécifiquement destinée à couvrir les dépenses initiales liées à l’installation matérielle de cette seconde chambre parlementaire .
L’inscription formelle de cette ligne de crédit dans le collectif budgétaire confirme l’imminence de la mise en place de l’institution, concrétisant ainsi l’une des réformes phares de la révision constitutionnelle intervenue le 17 décembre 2025. Pour ce démarrage, les fonds débloqués par l’État central seront essentiellement affectés à la prise en charge des besoins logistiques, techniques et immobiliers indispensables aux premiers pas de l’institution.
Les autorités précisent qu’à ce stade, aucun budget n’a encore été alloué pour la rémunération du personnel administratif, le fonctionnement courant des services ou les futures indemnités des parlementaires, ces modalités structurelles restant suspendues à l’adoption prochaine d’un décret d’application en Conseil des ministres.
Conformément aux nouvelles dispositions constitutionnelles, cette seconde chambre sera dotée d’une composition prestigieuse et d’une mission de haute régulation républicaine. Elle sera composé d’au moins 25 membres: des membres de droit ainsi que des personnalités nommées, parmi lesquelles figureront les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale, les anciens présidents de la Cour constitutionnelle, ainsi que des généraux émérites issus des Forces de défense et de sécurité.
En tant que chambre haute, le Sénat béninois aura pour attributions fondamentales de veiller à la préservation de l’unité nationale, de garantir la cohésion sociale et d’agir comme un organe de régulation et de tempérance dans la vie politique et institutionnelle du pays.


Commentaires