Bénin : le FMI porte sa prévision de croissance 2026 à 7 %
Le Fonds monétaire international a révisé à la hausse ses estimations de croissance pour le Bénin en 2026, portant son objectif à 7,0 % dans son rapport sur les perspectives économiques pour l’Afrique subsaharienne publié le 16 avril 2026, mise à jour des prévisions établies en octobre 2025.

SOMMAIRE

Cette progression reflète plusieurs réajustements successifs. Après une projection de 6,0 % en octobre 2025, les prévisions avaient été relevées à 6,7 % avant d’atteindre le nouveau chiffre de 7,0 %. Pour 2027, le FMI anticipe désormais une croissance de 6,7 %.
Cette trajectoire haussière pour le Bénin contraste avec l’orientation générale pour la région où les perspectives de croissance pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne ont été légèrement abaissées, passant de 4,4 % à 4,3 % selon le même rapport.
L’examen annuel au titre de l’Article IV du FMI consacré au Bénin consiste en une évaluation approfondie de la situation économique et budgétaire du pays et aboutit aux recommandations officielles de l’institution. Les autorités béninoises s’appuient sur des leviers multiples pour soutenir cette dynamique, alliant investissements publics et dynamisme du secteur agricole.
Un cadre macroéconomique et des investissements au cœur de la trajectoire
Aux yeux du FMI, les fondamentaux du pays restent robustes avec une inflation contenue autour de 2,0 %, un déficit budgétaire limité à environ 2,9 % du produit intérieur brut et une dette publique proche de 57,2 % du PIB, des ratios compatibles avec les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, qui fixe la barre de viabilité de la dette à 70 % du PIB.
Dans le cadre du Plan d’action gouvernemental (PAG II, 2021-2026), le Bénin a engagé des investissements visant la modernisation du port de Cotonou, l’amélioration du réseau routier, le renforcement du secteur électrique et le développement des télécommunications. L’extension de la zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ) doit accroître les capacités agro-industrielles, en particulier dans le textile. L’agriculture, qui pèse près de 30 % du PIB, profite de mesures de soutien et attire des capitaux privés dans les filières coton, anacarde, pêche et aquaculture.



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