Après l’échec avec Takatso, l’Afrique du Sud relance la recherche d’un partenaire stratégique pour SAA
Le gouvernement sud-africain a approuvé fin août le lancement d'un nouveau processus pour trouver un investisseur stratégique dans la compagnie aérienne nationale, deux ans après l'échec de l'accord avec le consortium Takatso.

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Le gouvernement sud-africain a approuvé, le 26 août 2026, le lancement d’un nouveau processus de recherche d’un partenaire stratégique pour South African Airways (SAA), près de deux ans et demi après l’échec de l’accord conclu avec le consortium Takatso. Pretoria cherche ainsi à réduire son exposition financière dans la compagnie aérienne nationale, tout en s’assurant que celle-ci dispose de garanties suffisantes pour attirer durablement des capitaux privés.
Selon le Cabinet sud-africain, cette nouvelle tentative vise à renforcer le bilan financier de SAA, améliorer son accès au capital et à l’expertise aéronautique, soutenir l’expansion de son réseau et moderniser une flotte vieillissante. L’objectif affiché est de faire de la compagnie un transporteur national « crédible, capable d’attirer des investissements et autonome financièrement ».
Le précédent projet d’ouverture du capital de SAA, lancé en 2021 avec le consortium Takatso Aviation, prévoyait la cession de 51 % des parts de la compagnie, l’État sud-africain conservant les 49 % restants. Après plusieurs années de négociations et d’approbations réglementaires conditionnelles, cet accord avait été abandonné en mars 2024, en raison de désaccords sur la valorisation de la compagnie, auxquels s’étaient ajoutés des problèmes de gouvernance et d’audit financier.
La compagnie doit désormais surmonter plusieurs obstacles de gouvernance susceptibles de dissuader d’éventuels investisseurs. Pour l’exercice clos en mars 2025, le vérificateur général d’Afrique du Sud n’a pas pu exprimer d’opinion sur les états financiers de SAA, faute d’éléments probants suffisants.
Une direction fragilisée par plusieurs départs
La compagnie a également connu une forte instabilité à sa tête ces derniers mois. L’ancien directeur général John Lamola et plusieurs administrateurs non exécutifs ont quitté leurs fonctions en avril 2026, avant qu’une équipe intérimaire ne soit installée pour redresser la gestion des dépenses et l’efficacité opérationnelle de l’entreprise. Le directeur général intérimaire, Matshela Seshibe, a lui-même été placé en congé spécial en août 2026, après seulement quatre mois en poste, la directrice juridique Koekie Mbeki assurant depuis l’intérim à la tête de la compagnie.
Pour convaincre un partenaire viable de s’engager, SAA devra démontrer une meilleure visibilité financière, une gouvernance stabilisée et une stratégie de développement crédible, des exigences que le précédent processus avec Takatso n’avait pas réussi à satisfaire.



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