Kenya : le gouvernement dévoile son plan de préparation face aux risques d’El Niño
Le ministère kényan de l'Intérieur a présenté sept mesures pour anticiper les fortes pluies attendues d'octobre à décembre, alors que 46 des 47 comtés du pays sont exposés à un risque de précipitations supérieures à la normale.

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Le ministère kényan de l’Intérieur a publié, mardi 1er septembre, son plan de préparation face au phénomène climatique El Niño, dont de forts effets sont redoutés pour la petite saison des pluies, entre octobre et décembre. Provoqué par le réchauffement des eaux de surface du Pacifique, El Niño menace en particulier la Corne de l’Afrique, et donc le Kenya, où les autorités ont annoncé sept mesures de préparation.
La première consiste à cartographier les zones les plus vulnérables aux fortes pluies, le ministère redoutant inondations, glissements de terrain et destructions d’infrastructures ; l’identification des zones à risque doit permettre des évacuations plus efficaces. La deuxième porte sur le débouchage et l’entretien des infrastructures de drainage, notamment dans les villes exposées, dont Nairobi, la capitale. Les autorités prévoient également de sensibiliser les populations au risque de devoir quitter leur domicile ; des zones de refuge ont déjà été identifiées, où vivres et médicaments sont stockés.
Selon la Croix-Rouge kényane, 46 des 47 comtés du pays risquent d’essuyer des précipitations supérieures à la normale dans les prochains mois, en particulier dans l’ouest, la vallée du Rift et sur la côte. En mars 2026, des pluies diluviennes avaient déjà tué une cinquantaine de personnes en une nuit à Nairobi, notamment en raison d’évacuations d’eau défectueuses.
Le souvenir du précédent épisode de 2023-2024
Le dernier épisode El Niño, survenu en 2023 et 2024, avait fait 490 morts et provoqué le déplacement de 790 000 personnes au Kenya, selon la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. C’est ce précédent qui explique la mobilisation anticipée des autorités kényanes, qui misent sur la prévention plutôt que sur la seule réponse d’urgence.



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