Afrique du Sud : la crise du détroit d’Ormuz dope les résultats annuels de Sasol
Le groupe pétrochimique sud-africain a vu son bénéfice par action progresser de 9 % sur l'exercice clos fin juin, porté par la flambée des prix pétroliers liée à la fermeture du détroit d'Ormuz, malgré des difficultés persistantes au Mozambique.

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Le groupe pétrochimique sud-africain Sasol a annoncé, mardi 1er septembre, des résultats annuels en nette progression pour l’exercice clos le 30 juin 2026, portés par les retombées de la crise du détroit d’Ormuz sur le marché pétrolier. Le bénéfice par action retenu (HEPS), indicateur de référence à la Bourse de Johannesburg, a atteint 38,31 rands, environ 2,38 dollars, en hausse de 9 % sur un an. L’Ebitda ajusté a progressé de 17 % pour atteindre 60,7 milliards de rands, soit environ 3,77 milliards de dollars.
La fermeture du détroit d’Ormuz, entamée en février 2024, a fait grimper les prix du brut de 7 % sur l’exercice et interrompu les importations sud-africaines de carburants raffinés en provenance du Moyen-Orient. Ce vide a permis à Sasol d’écouler davantage de carburants issus de sa filière charbon-liquide sur le marché intérieur : les ventes de carburants liquides ont progressé de 13 %, et le résultat opérationnel de la branche carburants a bondi à 19,9 milliards de rands (1,24 milliard de dollars), contre 5,1 milliards de rands lors de l’exercice précédent. La production du site de Secunda a augmenté de 8 %, à environ 7,2 millions de tonnes, son plus haut niveau depuis cinq ans, tandis que celle de la raffinerie Natref a bondi de 76 %.
Le groupe fait toutefois face à des difficultés persistantes sur ses activités gazières au Mozambique, dont le résultat opérationnel a chuté de 60 % à 1,2 milliard de rands (74 millions de dollars), entraînant une dépréciation d’actifs de 3,8 milliards de rands. En raison d’un endettement net qui reste supérieur au seuil fixé par sa politique financière, à 3,3 milliards de dollars, Sasol a suspendu le versement d’un dividende pour la troisième année consécutive.
Un redressement porté par un contexte exceptionnel
En début d’année 2026, Sasol traversait une période difficile et misait sur l’optimisation de ses procédés industriels pour redresser ses comptes. La crise d’Ormuz en a changé la portée, offrant au groupe sud-africain un contexte de marché exceptionnellement favorable, sans toutefois résorber l’ensemble de ses difficultés structurelles, notamment au Mozambique.



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