Vincent Cerutti condamné à huit mois de prison avec sursis pour avoir mordu les fesses d’une collègue
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 4 février 2026, l’animateur Vincent Cerutti à huit mois de prison avec sursis pour des faits d’agression sexuelle commis en 2015 et 2016 alors qu’il travaillait au sein de la matinale de la radio Chérie FM. La condamnation fait suite aux plaintes d’une jeune standardiste qui a décrit devant les juges des gestes répétés et humiliants, corroborés par des éléments matériels et des témoignages.

SOMMAIRE
Selon la plainte et les éléments versés au dossier, l’affaire débute en 2015 à l’arrivée de la nouvelle collaboratrice au standard de la station. La plaignante évoque une ambiance de travail qu’elle qualifie de « toxique et misogyne » et rapporte plusieurs comportements inappropriés. Elle rapporte notamment qu’à une occasion Vincent Cerutti lui aurait lancé : « T’as un beau cul dans ce jean, ça donne envie de se mettre dedans », propos cités à l’audience et au dossier de l’affaire.
Deux épisodes physiques distincts ont été décrits à la barre. Le premier, relaté par la victime et documenté par une photographie versée au dossier, aurait entraîné un hématome important à la fesse droite. D’après le récit, l’animateur l’aurait plaquée au sol, lui aurait maintenu les mains et lui aurait mordu la fesse droite à travers son pantalon. Trois mois plus tard, en février 2016, la plaignante affirme que la scène s’est reproduite ; deux témoins ont déclaré avoir vu cette deuxième agression.
Débats à l’audience et décision du tribunal
À la barre, la victime a décrit une scène « brutale et humiliante », précisant avoir crié de douleur jusqu’à l’intervention d’un collègue. Elle a témoigné : « Je ne peux absolument pas bouger, la seule chose que j’ai, c’est mon cri », propos repris au procès et qui a retenu l’attention du président du tribunal au regard de la photographie montrant le traumatisme physique.
Vincent Cerutti, qui n’a pas nié les morsures, a contesté toute intention violente ou à connotation sexuelle. Il a expliqué que ces gestes s’inscrivaient, selon lui, dans une ambiance potache au sein de l’équipe, qu’il a qualifiée de « jeu d’équipe » et décrite comme une pratique collective où, hors antenne, certains se donnaient de « petites fessées » ou se mordillaient sans volonté de nuire. Il a cité, selon ses dires, un rituel interne présenté comme « Tout cul tendu mérite son dû ». Ce point de vue a été examiné par les juges au regard des témoignages et des éléments matériels.
Le tribunal a retenu que les faits constituaient une agression sexuelle, indépendamment des explications fournies par la défense sur la culture de l’équipe. La peine prononcée est de huit mois d’emprisonnement avec sursis.

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