Venezuela : Delcy Rodriguez invite sans la nommer Maria Corina Machado à rester à Washington
Le mercredi 28 janvier 2026, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a lancé un avertissement public aux secteurs de l’opposition qualifiés d’« extrémistes », leur demandant littéralement de « rester à Washington » plutôt que de revenir au pays, dans une allusion ciblée à la cheffe de l’opposition María Corina Machado. L’intervention a été prononcée lors d’une cérémonie officielle au Fuerte Tiuna, où Rodríguez a déclaré vouloir ouvrir un « espace pour le dialogue » tout en excluant « toute nouvelle agression » contre l’État vénézuélien. ([keyt.com](https://keyt.com/latino/cnn-spanish/2026/01/28/delcy-rodriguez-pide-que-quienes-pretendan-perpetrar-dano-y-agresion-contra-venezuela-se-queden-en-washington/?utm_source=openai))

SOMMAIRE
La prise de parole de Rodríguez s’est déroulée devant les plus hautes autorités militaires : le ministre de la Défense Vladimir Padrino López a juré au nom de la Force armée nationale bolivarienne (FANB) une « loyauté et une subordination absolues » à la présidente par intérim, et le ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello a exprimé un soutien similaire des corps de sécurité. La cérémonie, retransmise par la télévision d’État, a été présentée comme un acte de légitimation du pouvoir intérimaire. ([contrapunto.com](https://contrapunto.com/nacional/delcy-rodriguez-los-que-pretendan-perpetuar-el-dano-y-la-agresion-que-se-queden-en-washington/?utm_source=openai))
La déclaration de Delcy Rodríguez intervient après que María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix 2025 et figure de proue de l’opposition, ait publiquement soutenu l’intervention militaire américaine qui a conduit à l’arrestation de Nicolás Maduro le 3 janvier 2026. Depuis l’étranger, Machado a qualifié l’événement d’« heure de la liberté » et a appelé à la mise en œuvre d’une transition démocratique, évoquant également des contacts diplomatiques récents avec des responsables américains. ([theweek.in](https://www.theweek.in/news/world/2026/01/04/it-s-time-for-freedom-venezuelan-oppn-leader-and-nobel-laureate-maria-machado-praises-trump-for-capturing-maduro.amp.html?utm_source=openai))
Contexte : l’opération américaine et ses conséquences immédiates
Dans la nuit du 3 janvier 2026, des frappes et une opération terrestre menées par des forces spéciales américaines ont entraîné la capture de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, à Caracas — une opération décrite par les autorités américaines comme « Operation Absolute Resolve ». Les autorités de Washington ont indiqué que les deux personnes mises en cause avaient été transférées hors du territoire vénézuélien; les récits et analyses publiés depuis le début du mois détaillent l’emploi coordonné d’unités spéciales, d’appui aérien et de moyens logistiques. ([en.wikipedia.org](https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_States_intervention_in_Venezuela?utm_source=openai))
Après leur capture, Maduro et Flores ont été conduit·es aux États‑Unis où une mise en examen fédérale a été rendue publique : les charges portent principalement sur des accusations de narcotrafics et de « narco‑terrorisme », selon les actes déposés par le ministère américain de la Justice. Les deux accusé·es ont comparu devant une juridiction fédérale de Manhattan et ont plaidé non coupable lors de l’audience initiale prévue début janvier. ([the-journal.com](https://www.the-journal.com/articles/maduro-is-set-to-make-his-first-appearance-in-a-us-courtroom-on-drug-trafficking-charges/?utm_source=openai))
Sur le plan institutionnel, le Tribunal suprême de justice vénézuélien a ordonné la passation des fonctions au profit de Delcy Rodríguez en l’absence de Maduro ; celle‑ci a depuis reçu le serment des forces armées et assume l’intérim présidentiel, en appelant simultanément au « respect de la loi » et à la « défense de la paix et de la tranquillité » du pays. Ses propos de mercredi réitèrent cette posture : ouverture au dialogue mais tolérance zéro envers ce qu’elle qualifie d’actions hostiles organisées depuis l’étranger, notamment depuis Washington, au motif qu’elles viseraient à perpétrer des dommages contre le peuple vénézuélien. ([en.wikipedia.org](https://en.wikipedia.org/wiki/2026_United_States_intervention_in_Venezuela?utm_source=openai))
Lors de la même journée, des sources politiques ont confirmé la tenue d’échanges entre María Corina Machado et des responsables américains, notamment le secrétaire d’État Marco Rubio, au cours desquels Machado a assuré disposer d’un appui international pour conduire une transition — appui qu’elle a présenté comme déterminant pour la suite des événements, et qui a été

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