Un homme de 44 ans enterre son épouse de 80 ans dans leur chambre
Twifo Nuamakrom, dans le district de Twifo Atti-Morkwa (région centrale du Ghana), est sous le choc après la découverte du corps d’une femme de 80 ans enterré à l’intérieur de sa maison ; son époux, âgé de 44 ans, a été interpellé par la police locale, qui a ordonné l’exhumation pour permettre des examens complémentaires.

SOMMAIRE
La victime a été identifiée par les habitants comme Sofomaame Esther Bolu, surnommée « Nigeria Woman » dans la communauté. Connue comme la fondatrice et dirigeante spirituelle du Miracles Prayer Centre, elle était une figure respectée localement. Selon des sources proches du dossier, Mme Bolu souffrait de problèmes de santé depuis plusieurs semaines et c’est alors que son mari, Kweku Charles, aurait pris en charge la gestion des activités de l’église.
Des voisins et des membres de la communauté ont alerté les autorités après avoir constaté l’absence prolongée de la doyenne : elle n’avait pas été vue depuis plus de deux semaines. Interrogé publiquement, le mari aurait déclaré que son épouse avait été envoyée à Accra pour des soins médicaux. Des incohérences dans ses explications et son comportement — notamment une tentative présumée de fuite face à l’insistance des habitants — ont suscité de forts soupçons.
Découverte, arrestation et mesures prises
Les investigations informelles menées par des membres du voisinage ont conduit à la découverte du corps enterré dans la chambre du couple. Informés, les chefs communautaires ont saisi la police de Twifo Praso, qui s’est rendue sur place pour constater les faits et procéder à une arrestation. Les forces de l’ordre ont placé Kweku Charles en garde à vue dans le cadre des procédures en cours.
Sur instruction des autorités, les services environnementaux ont été mandatés pour procéder à l’exhumation du corps afin de permettre des examens médico-légaux. Ces opérations visent à établir les circonstances du décès et à déterminer la cause de la mort. Les autorités locales ont également recueilli des témoignages auprès des membres de la communauté et des fidèles du Miracles Prayer Centre.
Le rôle de Mme Bolu au sein de l’église locale et la gestion temporaire de celle-ci par son époux au cours de sa maladie constituent des éléments essentiels du dossier, selon des sources présentes sur les lieux. Les déclarations de voisins et de responsables communautaires ont joué un rôle déterminant dans le déclenchement des vérifications menées par la police.
La police ghanéenne a précisé que les pièces à conviction retrouvées sur les lieux seront examinées dans le cadre des procédures judiciaires en cours, et que les conclusions des analyses médico-légales seront utilisées pour éclairer les suites à donner à l’affaire.

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