Togo : les deux réalisateurs français détenus dans le pays autorisés à quitter le territoire, annonce le Quai d’Orsay
Le Quai d'Orsay a annoncé que les réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, détenus au Togo depuis fin juillet, sont désormais autorisés à quitter le territoire après leur remise en liberté provisoire.
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Les deux réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, arrêtés au Togo le 27 juillet 2026, sont désormais autorisés à quitter le territoire togolais, a annoncé le Quai d’Orsay dans un communiqué diffusé jeudi 3 septembre. La diplomatie française précise que les deux hommes se sont vus signifier une décision de mise en liberté provisoire assortie de cette autorisation de sortie du territoire.
« Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, réalisateurs arrêtés au Togo le 27 juillet 2026, se sont vus signifier une décision de mise en liberté provisoire le 1er septembre, avec autorisation de quitter le territoire », a déclaré le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, sans préciser si leur retour en France était déjà prévu.
Les deux hommes, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey, avaient été interpellés dans la région de Kara, dans le nord du Togo, alors qu’ils tournaient un documentaire pour l’émission « Les Routes de l’impossible », diffusée sur France Télévisions et produite par Tony Comiti Productions. Ils sont poursuivis pour « fausses déclarations », les autorités togolaises évoquant des irrégularités dans la préparation de leur déplacement, une version contestée par leur société de production.
Sebastian Perez Pezzani avait déjà bénéficié d’une première remise en liberté sous contrôle judiciaire le 25 août, pour des raisons médicales, mais avec son passeport confisqué. Gaël Mocaër et Fred Vedomey étaient, eux, restés en détention jusqu’au 1er septembre.
Une affaire suivie par Reporters sans frontières
L’organisation Reporters sans frontières (RSF) avait réclamé la libération immédiate des trois hommes, rappelant qu’ils disposaient de visas de travail et d’autorisations de tournage valides. Le gouvernement français avait, de son côté, confirmé mi-août la détention des deux réalisateurs.
Le dossier avait suscité de nombreuses réactions en France depuis l’arrestation des deux réalisateurs fin juillet dans le nord du pays, avant leur transfert à la prison d’Agoè Logopé, près de Lomé, où ils avaient été placés en détention provisoire à la mi-août.



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