Togo : alerte météo pour forte chaleur et sécheresse attendues
Les services météorologiques et sanitaires tirent la sonnette d’alarme : une période de sécheresse intense et de fortes chaleurs est attendue du 19 janvier à la fin février 2026, avec des températures pouvant atteindre entre 33 °C et 40 °C sur l’ensemble du pays, et des impacts sanitaires et environnementaux particulièrement marqués dans la région Maritime.

SOMMAIRE
Le Dr Latifou Issaou, voix consultée par les autorités sanitaires, invite la population à adopter des gestes de prévention simples mais réguliers. Il recommande une hydratation fréquente, des douches rafraîchissantes pour diminuer la sensation thermique et une vigilance accrue vis‑à‑vis des personnes âgées et des enfants, qui présentent un risque plus élevé de déshydratation et de complications liées à la chaleur.
Les zones exposées à la poussière, notamment dans le Nord du pays, exigent des précautions supplémentaires : limiter l’exposition directe au soleil, protéger yeux et voies respiratoires contre les particules en suspension et prévoir des mesures pour pallier d’éventuelles ruptures d’approvisionnement en eau.
Préconisations techniques et mesures de prévention
L’Agence nationale de la météorologie (ANAMET) précise que la période concernée devrait être majoritairement sèche, avec seulement quelques pluies localisées attendues dans les régions Maritime et des Plateaux. L’agence rappelle que les températures projetées dépassent les normales climatiques de référence (1991-2020) et sera accompagnée d’une forte sensation de chaleur, en particulier le long du littoral.
Pour réduire les risques immédiats, l’ANAMET et les services de santé conseillent plusieurs axes d’action : prévenir les feux de végétation par des restrictions des brûlages et une surveillance renforcée des zones à risque ; gérer de façon rationnelle les réserves d’eau et anticiper les besoins domestiques et agricoles ; et adapter les pratiques culturales, notamment en modulant les calendriers de semis et d’irrigation pour limiter l’exposition des cultures aux pics thermiques.
Sur le plan sanitaire, les recommandations consistent à intensifier les campagnes d’information sur la déshydratation, à renforcer la surveillance des établissements de santé pour détecter rapidement les cas de coup de chaleur, et à organiser des points d’eau et des dispositifs de distribution pour les populations vulnérables lorsque nécessaire. Les autorités encouragent également la coordination entre services météorologiques, gestionnaires de l’eau et secteurs agricoles pour limiter les impacts socio‑économiques.
Face aux risques liés à la poussière et aux vents secs dans le Nord, des mesures de protection individuelle sont préconisées : port de masques ou de foulards pour filtrer les particules, limitation des activités physiques en plein air aux heures les plus chaudes et stockage sécurisé des ressources hydriques domestiques pour parer aux éventuelles perturbations

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