Soudan : UE, Royaume‑Uni et Canada dénoncent de possibles crimes de guerre ou crimes contre l’humanité
Le mercredi 18 février, une déclaration commune signée par l’Union européenne, la majorité de ses États membres, le Royaume‑Uni et le Canada a mis en garde contre des actes au Soudan qui pourraient relever de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.

SOMMAIRE
Cette mise en garde survient alors que des affrontements violents opposent les forces armées soudanaises à des groupes paramilitaires, une confrontation qui a profondément déstabilisé plusieurs zones du pays.
Le communiqué a été rendu public par les ministres des Affaires étrangères de vingt‑huit pays, épaulés par une commissaire européenne et un haut responsable humanitaire suisse, qui ont signé le texte collectif.
Les signataires ont lancé un appel pressant aux Forces de soutien rapide (FSR), aux Forces armées soudanaises (FAS) et à leurs milices alliées afin qu’elles mettent immédiatement un terme aux hostilités, soulignant l’urgence de stopper les combats.
Pression diplomatique et inquiétudes humanitaires
La tonalité du message reflète une mobilisation diplomatique inédite de plusieurs capitales autour d’une même préoccupation : prévenir une escalade qui ferait peser de lourdes conséquences sur les civils et compliquerait l’acheminement de l’aide.
Dans le communiqué, les autorités étrangères insistent sur la nécessité d’une désescalade rapide, sans pour autant détailler dans l’immédiat les mesures concrètes qu’elles entendent prendre pour répondre à la situation.
Sur le terrain, l’appel des pays signataires intervient au moment où les besoins humanitaires augmentent et où l’accès aux populations vulnérables se trouve de plus en plus restreint, exposant encore davantage les habitants aux effets du conflit.

Commentaires