Soudan : plus de 300 combattants menés par Moussa Khamsine quittent les FSR
Après les départs d'al-Nour al-Qubba, d'Ali Rizq Allah dit al-Savana et de Fares al-Nur, le ralliement du groupe de Moussa Khamsine en août met en lumière des fractures internes, sans interrompre les combats.

Plus de 300 combattants et une cinquantaine de véhicules menés par Moussa Khamsine ont quitté les Forces de soutien rapide (FSR) à la mi-août 2026 et ont été accueillis le 19 août à Omdourman par al-Nour al-Qubba, autre transfuge du mouvement. Ce ralliement, intervenu alors que la guerre se poursuit au Soudan, relance la question des fractures internes des paramilitaires.
Depuis avril 2026, plusieurs responsables ou commandants des FSR ont fait défection, dont al-Nour al-Qubba, Ali Rizq Allah dit al-Savana en mai, puis Fares al-Nur en juin. Ce dernier a annoncé son départ de toutes ses fonctions au sein des FSR et de l’alliance Tasis, y compris son poste de gouverneur de Khartoum.
La succession de ces départs touche à la fois des commandants de terrain et la branche politique du mouvement, sans suffire à elle seule à acter un effondrement militaire des FSR. Les paramilitaires restent engagés sur plusieurs fronts, notamment dans l’État du Nil Bleu.
Human Rights Watch a demandé le 10 juin que les commandants des FSR ayant fait défection répondent des crimes graves et a dit avoir vérifié la présence d’al-Savana et d’al-Nour al-Qubba pendant le siège d’El-Fasher.
Le 15 juin, la Mission internationale indépendante d’établissement des faits pour le Soudan a accusé les FSR de recourir à la coercition, à l’extorsion et à des rançons exigées aux familles de détenus, en citant la prison de Nyala parmi les cas de grave préoccupation.
Des analyses de Yale Humanitarian Research Lab et du Critical Threats Project ont par ailleurs présenté Asosa, dans l’ouest de l’Éthiopie, comme une base arrière probable des opérations des FSR au Nil Bleu. Les paramilitaires ont repris Kurmuk le 13 août, et les combats se poursuivaient encore à la fin du mois autour d’Al-Keli et de Kurmuk.


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