Soudan : les défections de cadres des FSR se multiplient en 2026
Le ralliement du groupe de Moussa Khamsine à l’armée soudanaise, annoncé le 19 août, prolonge une série de défections au sein des Forces de soutien rapide en 2026, sur fond d’accusations publiques formulées par plusieurs transfuges et d’appels à rendre des comptes pour les crimes allégués.

Le ralliement à l’armée soudanaise d’une unité dirigée par le brigadier Moussa Khamsine, annoncé le 19 août, s’inscrit dans une série de défections qui touchent les Forces de soutien rapide (FSR) depuis le printemps 2026 au Soudan. Arrivé via Al-Dabbah avant d’être accueilli à Omdourman, ce groupe prolonge la vague de ralliements qui frappe le camp paramilitaire.
Selon l’armée soudanaise, le groupe de Moussa Khamsine comptait environ 318 hommes, dont quatre officiers, accompagnés d’une cinquantaine de véhicules. Avant lui, Al-Nour al-Qubba a fait défection en avril, Ali Rizq Allah en mai et Fares al-Nur a quitté en juin ses fonctions au sein des FSR et de l’alliance Tasis.
Après son ralliement, Ali Rizq Allah, dit Al-Savannah, a déclaré le 20 mai à Al Jazeera Mubasher qu’environ 5 000 membres des FSR avaient fait défection avec lui et qu’Hemedti lui avait dit que la guerre lui avait échappé. Le 24 juin, Dayfallah Adam a aussi affirmé que des combattants des FSR avaient transité par le Tchad et l’Éthiopie avant d’être engagés vers Kurmuk, dans le Nil Bleu.
Ces départs n’effacent pas les accusations visant certains transfuges. Le 10 juin, Human Rights Watch a demandé que les commandants des FSR passés à l’armée répondent des crimes graves qui leur sont reprochés, en particulier au Darfour, et a mis en garde contre toute impunité de fait.
Malgré ces défections, les FSR conservent une capacité d’action sur plusieurs fronts. Le 13 août, le groupe a annoncé avoir repris Kurmuk, dans l’État du Nil Bleu, après que l’armée soudanaise eut repris la ville le 8 juillet.


Commentaires