Soudan du Sud : Kiir garde les pleins pouvoirs, ses vice-présidents doivent partir

Promulguée lundi, la réforme électorale maintient Salva Kiir à la présidence avec ses pouvoirs constitutionnels pendant la période électorale, tout en prévoyant le départ des cinq vice-présidents trois mois avant le scrutin du 22 décembre.

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Le président sud-soudanais, Salva Kiir
Le président sud-soudanais, Salva Kiir
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Salva Kiir a promulgué lundi 21 septembre une réforme de la loi électorale qui le maintient à la présidence avec l’ensemble de ses pouvoirs constitutionnels pendant la période électorale. Le même texte prévoit que le premier vice-président et les quatre autres vice-présidents quittent leurs fonctions trois mois avant le scrutin.

Le Parlement a adopté le texte avant que le chef de l’État ne le signe quelques heures plus tard. La date du 22 septembre marque précisément les trois mois précédant l’élection générale fixée au 22 décembre, ce qui place désormais les dispositions sur l’exécutif au centre de l’actualité politique à Juba.

La réforme supprime également les conditions qui liaient la tenue des élections à l’achèvement d’une Constitution permanente et à la réalisation d’un recensement national. Elle permet ainsi à la Commission nationale électorale de poursuivre les préparatifs sans attendre l’aboutissement de ces deux processus.

La South Sudan Opposition Alliance, une coalition d’opposition, conteste la méthode suivie. Elle estime que les modifications apportées à l’accord de paix de 2018, à la Constitution transitoire et aux règles électorales ont été menées sans la concertation prévue entre les signataires.

Cette contestation intervient alors que le scrutin doit mettre fin à une transition plusieurs fois prolongée. Les élections du 22 décembre seraient les premières élections nationales organisées au Soudan du Sud depuis l’indépendance du pays en 2011.

Le 2 septembre, la Commission nationale électorale indiquait encore que l’inscription des électeurs n’avait pas commencé et qu’aucun registre électoral n’existait. Elle précisait que la formation des responsables électoraux et l’identification des centres d’inscription étaient alors en cours dans les États et les zones administratives.

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