Sénégal : un collectif critique les méthodes des forces de l’ordre après la mort de l’étudiant Adboulaye Ba
Au Sénégal, plusieurs acteurs de la société civile ont mis en place un collectif destiné à dénoncer et combattre les violences policières. Cette initiative a vu le jour dans les jours qui ont suivi le décès d’un jeune étudiant sur le campus de Dakar.

SOMMAIRE
La victime, Abdoulaye Ba, âgée de 21 ans, est morte lors d’une intervention des forces de l’ordre sur le site universitaire ; l’événement s’est produit le lundi 9 février. Sa disparition a suscité une vive émotion chez les étudiants et au-delà, entraînant une mobilisation rapide de la société civile.
Le 20 février, une dizaine d’organisations se sont rassemblées au siège d’Amnesty International Sénégal pour officialiser le mouvement. Parmi les participants figuraient des militants pour les droits humains ainsi que des représentants du corps étudiant, qui ont uni leurs voix autour de ce dossier.
Les membres du collectif réclament que soit rendue justice à la victime et demandent des changements profonds dans les pratiques de maintien de l’ordre. Ils exigent des réponses des autorités et souhaitent que des mesures soient prises pour prévenir de nouveaux drames similaires.
Un front commun pour exiger des comptes et réformer les pratiques policières
Les organisations impliquées soulignent la nécessité d’une réforme des méthodes utilisées lors des interventions policières sur les lieux publics, et plus particulièrement sur les campus. Le collectif se présente comme une plateforme de pression destinée à obtenir des enquêtes menées avec rigueur et des actions concrètes des pouvoirs publics.
En se regroupant au sein de cette structure, militants et représentants étudiants cherchent à maintenir la pression afin que le dossier d’Abdoulaye Ba ne sombre pas dans l’oubli et pour que des réponses institutionnelles viennent encadrer, à l’avenir, les opérations de maintien de l’ordre.

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