Ebola en RDC : le Sud-Ubangi devient la septième province touchée

L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo s’est étendue au Sud-Ubangi, dans le nord-ouest de la RD Congo. Un cas confirmé en laboratoire porte à sept le nombre de provinces touchées, alors que le pays comptait déjà 6 843 cas et 3 310 décès au 8 septembre.

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RDC : l’épidémie d’Ebola franchit le cap des 3 000 morts malgré des signaux de ralentissement
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L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo s’est étendue au Sud-Ubangi, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, après la confirmation en laboratoire d’un cas annoncée jeudi 10 septembre par les autorités provinciales. Cette détection fait du Sud-Ubangi la septième province touchée depuis le début de l’épidémie en mai.

Le gouverneur intérimaire du Sud-Ubangi, Jean-René Galekwa Vundawe, a indiqué que les autorités avaient déclenché les mesures de surveillance et de prise en charge pour interrompre les chaînes de transmission. La province ne partage pas de frontière avec les six provinces jusque-là affectées, et l’origine de l’infection ainsi qu’un éventuel lien épidémiologique avec les foyers déjà connus n’ont pas encore été précisés.

Le dernier bilan national communiqué pour le 8 septembre faisait état de 6 843 cas confirmés, dont 3 310 décès et 1 611 guérisons, soit une létalité de 48,4 %. Au total, 833 patients étaient encore en isolement ou hospitalisés et 86,5 % des contacts identifiés étaient suivis.

Dans une mise à jour publiée le 10 septembre, l’Organisation mondiale de la santé recensait encore, sur la base des données arrêtées au 7 septembre, 61 zones de santé affectées dans six provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo. L’OMS signalait alors une poursuite de l’extension géographique, avec notamment l’arrivée du virus dans la zone de santé de Kayna, au Nord-Kivu. Cette situation précédait la confirmation du cas du Sud-Ubangi.

Une progression hors de l’épicentre de l’Ituri

L’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie, mais les nouvelles infections augmentent fortement dans le Nord-Kivu et le Haut-Uélé. Africa CDC a averti cette semaine que la transmission se déplaçait au-delà du principal foyer, dans un contexte marqué par l’insécurité, les déplacements de population et des mouvements fréquents entre zones touchées.

L’OMS estime que l’extension de l’épidémie maintient un risque de propagation transfrontalière. Les contrôles sanitaires restent en place dans les aéroports, ports et postes-frontières officiels, mais les passages informels compliquent la surveillance et peuvent faciliter l’exportation de cas vers d’autres territoires.

La riposte comprend la recherche des contacts, l’isolement des malades, les enterrements sécurisés et des essais cliniques. L’OMS précise que le vaccin Ervebo, homologué contre une autre espèce d’Ebolavirus, n’est utilisé contre le virus Bundibugyo que dans le cadre de protocoles de recherche. Au 6 septembre, 2 007 professionnels de santé et agents de première ligne avaient été vaccinés dans six zones de santé de Tshopo, Bas-Uélé et Ituri.

Déclarée en mai 2026, l’épidémie actuelle est désormais la plus importante jamais enregistrée en RD Congo pour une maladie à virus Ebola, selon l’OMS. Il s’agit du deuxième épisode documenté dans le pays provoqué par le virus Bundibugyo, après celui de 2012.

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