Rachida Dati qualifiée de « reine du couscous » par Pierre-Jean Chalençon : l’Arcom rappelle W9 au respect des droits de la personne
Neuf mois après la diffusion d’une séquence controversée sur W9, l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) est intervenue pour sanctionner la chaîne. Cette mesure fait suite aux propos jugés discriminatoires tenus par Pierre-Jean Chalençon lors de l’émission TBT9 diffusée en octobre 2025. Le collectionneur avait qualifié Rachida Dati, ancienne ministre de la Culture, de « reine du couscous », une expression qui fait référence à ses origines nord-africaines et qui n’avait aucun lien avec le sujet abordé. L’Arcom a adressé un rappel formel à W9 en lui rappelant ses obligations relatives au respect des droits des personnes à l’antenne.

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Cette décision met en lumière l’importance pour les médias de maîtriser leurs contenus pour éviter la propagation de propos susceptibles de nuire à la dignité des individus, en particulier lorsque ceux-ci touchent à des questions d’identité et d’origine.
Des propos tenus sur le plateau de TBT9
Les faits remontent au mois d’octobre 2025, lors de l’émission TBT9 diffusée sur W9. Invité à s’exprimer sur le cambriolage spectaculaire du Louvre et sur la gestion politique de cette affaire, Pierre-Jean Chalençon avait détourné le sujet en formulant des critiques virulentes à l’encontre de la classe politique. C’est dans ce contexte qu’il a utilisé l’expression « reine du couscous » pour désigner Rachida Dati.
Cette expression, qui évoque explicitement les origines familiales de l’ancienne ministre, a été considérée comme déplacée et discriminatoire, d’autant plus qu’elle était sans rapport avec le sujet initial du débat. Rachida Dati est issue d’un père marocain et d’une mère algérienne, ce qui explique le choix de ces mots par Pierre-Jean Chalençon, qui a ainsi introduit dans la conversation une allusion à son origine ethnique.
Face à cette situation, l’Arcom s’est saisie du dossier afin d’examiner la séquence et déterminer si les propos tenus contrevenaient aux règles déontologiques encadrant la diffusion audiovisuelle en France. L’autorité indépendante a alors décidé d’intervenir, estimant que cette mention discriminatoire nécessitait une réaction officielle.
Dans son communiqué, l’Arcom a clairement indiqué avoir « fermement rappelé à l’éditeur la nécessité de veiller au respect des droits de la personne ». L’objectif est d’encadrer de manière stricte le contenu des émissions afin d’éviter la diffusion de propos à caractère discriminatoire, notamment ceux établissant un lien avec des critères liés à l’origine, à la race ou à la religion des personnes mentionnées à l’antenne.
Concrètement, il s’agit d’un rappel adressé à la chaîne W9 quant à sa responsabilité éditoriale, en particulier sur le contrôle des interventions de ses invités afin que ces derniers ne tiennent pas de propos susceptibles de porter atteinte à la dignité ou aux droits d’autrui. La mission de l’Arcom est, entre autres, de faire respecter ces règles dans le paysage audiovisuel et radiophonique français.
L’autorité peut à cet effet exercer son pouvoir de sanction en cas de manquement avéré des éditeurs. Dans ce cas précis, elle a opté pour une remarque ferme qui vise à prévenir toute récidive. Cette intervention souligne la vigilance que doivent garder les entreprises de médias face à des déclarations qui peuvent être perçues comme discriminatoires et qui soulèvent des questions de respect et d’égalité.



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