Qatar : QatarEnergy cesse la production de GNL après des frappes iraniennes sur des installations

Le Qatar a suspendu, mardi 2 mars 2026, la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après des attaques attribuées à l’Iran contre deux sites industriels majeurs, provoquant une hausse soudaine et spectaculaire des prix du gaz en Europe, où l’indice de référence TTF a bondi d’environ 48 % en quelques heures.

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Le Qatar stoppe sa production de GNL après des frappes iraniennes sur ses princi
Le Qatar stoppe sa production de GNL après des frappes iraniennes sur ses princi
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La compagnie publique QatarEnergy a annoncé l’arrêt complet de ses opérations de production de GNL et de dérivés, suite à des frappes visant des infrastructures situées dans les zones industrielles de Ras Laffan et de Mesaieed. Le communiqué précise que l’entreprise accorde une « grande importance » à ses relations avec ses parties prenantes et qu’elle publiera toute information nouvelle relative à la situation opérationnelle.

Les autorités qataries, par l’entremise du ministère de la Défense, ont indiqué qu’un drone iranien avait ciblé une installation énergétique à Ras Laffan, à quelque 80 kilomètres au nord de Doha, tandis qu’un second engin aurait touché un réservoir d’eau d’une centrale électrique à Mesaieed, au sud de la capitale. Aucun bilan humain n’a été officiellement signalé, mais les dégâts sur des infrastructures critiques entraînent un impact industriel significatif.

Réaction des marchés et enjeux pour l’approvisionnement mondial

La réaction des marchés a été immédiate. L’indice TTF, référence des échanges de gaz en Europe sur la bourse néerlandaise, a atteint 47,32 euros le mégawattheure en milieu de journée, après un pic à 47,70 euros, soit une hausse de près de 48 % par rapport aux cours antérieurs à l’annonce. Ces mouvements reflètent l’inquiétude des acteurs — fournisseurs, industriels et traders — face au risque d’une interruption durable des flux de GNL.

Le TTF sert de marché de référence pour des contrats à terme qui permettent d’acheter ou de vendre du gaz pour livraison ultérieure, instrument utilisé pour se couvrir contre les variations de prix. Si les cours actuels restent très éloignés des sommets observés début 2022, lorsque les tensions liées à la guerre en Ukraine avaient propulsé les prix au-delà de 300 euros le mégawattheure, la volatilité met en lumière la sensibilité des marchés aux perturbations des approvisionnements.

Le Qatar occupe une place clé dans l’équilibre mondial du gaz. L’émirat figure parmi les principaux exportateurs de GNL, aux côtés des États-Unis, de l’Australie et de la Russie, et exploite, avec l’Iran, le plus grand gisement gazier au monde. La portion qatarie du gisement, connue sous le nom de North Field, représente environ 10 % des réserves mondiales identifiées selon les estimations de QatarEnergy.

Doha a étendu ces dernières années ses livraisons vers l’Europe et l’Asie au travers de contrats long terme conclus avec des grands groupes et importateurs internationaux. Parmi les clients et partenaires commerciaux cités figurent TotalEnergies, Shell, Petronet LNG, Sinopec et Eni

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