Patrick Sébastien confesse avoir bu environ 1,5 litre de whisky par jour pendant dix ans
À 72 ans, Patrick Sébastien, figure incontournable du divertissement français, livre un témoignage sans fard sur ses excès passés et sa mise à distance de l’alcool. Dans un entretien accordé au podcast Legend animé par Guillaume Pley sur YouTube, l’ancien animateur et chanteur raconte comment une consommation quotidienne est devenue une dépendance, et comment il a réussi à en modifier la nature après un déclic personnel.

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De son vrai nom Patrick Boutot, il est connu pour avoir animé des émissions populaires sur TF1 puis France 2 et pour des titres festifs tels que Les Sardines ou Tournez les serviettes. Avant la télévision, il se destinait au rugby et, arrivé à Paris dans les années 1970, a embrassé le monde du spectacle comme imitateur puis animateur, gravissant les échelons jusqu’à devenir une figure médiatique majeure avec des programmes comme Le Grand Bluff et Le Plus Grand Cabaret du monde.
Sa vie publique, rythmée par l’humour populaire et la convivialité, a pourtant été marquée par des épreuves personnelles. La disparition de son fils Sébastien en 1990 est décrite par l’intéressé comme la blessure la plus profonde de son existence. Il reconnaît par ailleurs avoir toujours été « un homme excessif » et admet que ce tempérament a pu le conduire à franchir certaines limites dans sa vie privée comme professionnelle.
« J’y suis allé très fort » : confession sur dix ans d’alcoolisme
Dans l’entretien diffusé il y a neuf mois, Patrick Sébastien revient longuement sur sa relation à l’alcool. Il explique qu’une consommation d’abord festive s’est transformée en dépendance quotidienne : « J’y suis allé très fort. J’ai fait dix ans où je buvais à peu près 1,5 litres de whisky par jour… Oui, quand même ! » Il décrit ensuite la prise de conscience qui l’a conduit à arrêter.
Le tournant selon lui intervient lors de son 32e anniversaire. Il raconte avoir posé symboliquement son dernier verre au sol en déclarant : « Plus jamais ! » Cette décision l’a conduit à un sevrage strict pendant deux ans. Lorsqu’il a repris l’alcool ensuite, il affirme que son corps a réagi immédiatement : « Au bout de deux ans, j’ai bu un verre, j’étais malade », signe, selon lui, des effets durables de cette période de dépendance.
Aujourd’hui, Patrick Sébastien dépeint une relation transformée avec l’alcool. Il dit désormais limiter sa consommation à un verre de vin à table ou, parfois, une bière, et se proclame débarrassé de l’ivresse : « Je bois un verre de vin, peut-être à table, quelquefois une bière, mais l’ivresse, c’est fini. Cette année, je fête mes 40 ans sans cuite et c’est très bien. » Il met en garde sur la différence entre les excès festifs et l’alcoolisme : « La cuite festive, c’est bien, mais l’alcoolisme, c’est très grave. Tu deviens un autre. »
Par ailleurs, l’ex-animateur reconnaît conserver certaines habitudes tabagiques : il dit continuer à fumer « environ deux paquets de cigarettes par jour » et assume une forme de contradiction entre ses déclarations publiques et sa pratique personnelle.

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