Patrick Bruel cloîtré chez lui à Neuilly : sa nouvelle vie
Patrick Bruel, mis en examen dans plusieurs affaires d’agressions sexuelles révélées après une enquête de Médiapart, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire et mène depuis une vie discrète à Neuilly, soumis à des obligations strictes décidées par la justice. Ses avocats ont désormais accès à l’intégralité du dossier, tandis que les auditions de plaignantes se poursuivent dans le cadre de l’instruction.

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L’enquête publiée en mars par Médiapart a rassemblé de nombreux témoignages de femmes évoquant des faits remontant parfois aux années 1990 et jusqu’à des années récentes. Parmi celles-ci, la journaliste et animatrice Flavie Flament a porté plainte en affirmant avoir été victime à l’âge de seize ans et avoir été contrainte de côtoyer Patrick Bruel lors de ses débuts à la télévision. Le dossier a entraîné d’autres prises de parole et plusieurs investigations judiciaires.
Placée sous le statut de mis en examen, la procédure a conduit à une remise en liberté assortie d’un contrôle judiciaire mercredi dernier. Le chanteur est soumis à une caution de 500 000 euros et à diverses interdictions : ne pas fréquenter de salons de massage, ne pas quitter le territoire, et ne pas entrer en contact avec les plaignantes. Il doit également suivre des soins psychologiques, selon les modalités décidées par le juge.
Une liberté strictement encadrée
À son retour à Neuilly, Patrick Bruel adopte un profil bas et, d’après des riverains, personne ne l’aurait revu depuis le 10 juin. La mesure de remise en liberté ne signifie pas la levée des mesures pénales : le contrôle judiciaire a pour objet d’assurer le déroulement de l’instruction et de prévenir tout risque de trouble à l’enquête. Le placement sous le statut de mis en examen traduit l’existence d’indices laissant supposer la participation à des infractions, sans préjuger de la culpabilité.
Sur le plan professionnel, plusieurs dates de sa tournée d’été ont été déprogrammées. Me Fanny Collin, l’une de ses avocates, a déclaré sur le plateau de BFM TV que son client conteste les faits qui lui sont reprochés et qu’aucune interdiction d’exercer son métier ne figure dans les mesures judiciaires prises à ce stade. Elle a ajouté que Patrick Bruel se disait soulagé d’avoir pu s’exprimer et d’être entendu par les magistrats.
La remise en liberté sous contrôle judiciaire comprend des obligations destinées à garantir la présence de l’intéressé aux actes de procédure et la protection des personnes mises en cause ou des victimes potentielles. Les restrictions habituelles de ce dispositif peuvent comprendre des interdictions de contact, des restrictions de déplacement, ainsi que des mesures de suivi, ici matérialisées par l’imposition de soins psychologiques et d’une caution financière.
Les auditions des plaignantes se déroulent au fil de l’instruction et les éléments du dossier sont désormais consultables par la défense, qui prépare sa stratégie juridique en vue des suites de la procédure. Ses avocats ont désormais accès à l’intégralité du dossier.


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