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Nigeria : un général et ancien porte-parole de l’armée enlevé avec son épouse à Katsina

L’ancien directeur de l’information de la Défense nigériane, le général à la retraite Rabe Abubakar, a été enlevé avec son épouse dans l’État de Katsina, dans le nord-ouest du Nigeria. Le rapt, attribué à des hommes armés, s’est produit sur l’axe de Matazu, une zone régulièrement touchée par les attaques de groupes criminels.

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Le général à la retraite Rabe Abubakar, ancien directeur de l’information de la Défense nigériane, a été enlevé avec son épouse dans l’État de Katsina, au nord-ouest du Nigeria. L’incident s’est produit samedi 30 mai 2026, alors que le couple circulait sur l’axe de Matazu, selon plusieurs médias nigérians citant des sources sécuritaires.

D’après les premiers éléments rapportés, l’ancien responsable militaire et son épouse se rendaient vers Katsina lorsque leur véhicule a été intercepté par des hommes armés. Les assaillants les ont conduits vers une destination inconnue. Le chauffeur du couple aurait réussi à s’échapper, malgré des blessures par balle, avant d’être pris en charge médicalement.

La police de l’État de Katsina a confirmé l’enlèvement. Son porte-parole, Abubakar Aliyu, a indiqué que les forces de sécurité avaient lancé une opération de recherche et de sauvetage pour retrouver les victimes. Aucune revendication n’a été signalée dans l’immédiat et aucune information officielle n’a encore été communiquée sur une éventuelle demande de rançon.

Un ancien visage de la communication militaire

Rabe Abubakar est une figure connue de l’appareil sécuritaire nigérian. Officier supérieur à la retraite, il a occupé le poste de directeur de l’information de la Défense entre 2015 et 2017. À cette période, il était l’une des principales voix publiques des forces armées nigérianes, dans un contexte marqué par la lutte contre Boko Haram et les opérations de sécurité dans plusieurs régions du pays.

Son enlèvement suscite une vive attention au Nigeria, en raison de son profil. Le rapt d’un ancien haut responsable militaire met une nouvelle fois en lumière la capacité des groupes armés à frapper des cibles de premier plan, y compris des personnalités ayant appartenu à l’institution militaire.

L’affaire intervient dans un contexte sécuritaire déjà tendu dans plusieurs États du nord-ouest et du centre du Nigeria. Ces régions sont confrontées depuis plusieurs années aux attaques de groupes criminels localement appelés « bandits ». Ces groupes sont accusés d’enlèvements contre rançon, d’attaques contre des villages, de vols de bétail et d’embuscades sur les axes routiers.

Katsina, un État sous pression sécuritaire

L’État de Katsina fait partie des zones régulièrement touchées par cette insécurité. Les routes reliant les localités rurales aux centres urbains sont devenues particulièrement vulnérables. Les voyageurs, les commerçants, les transporteurs et les habitants des villages environnants y sont exposés à des attaques sporadiques.

L’enlèvement de Rabe Abubakar et de son épouse relance ainsi le débat sur la sécurisation des axes routiers au Nigeria. Malgré les opérations militaires menées dans plusieurs États, les groupes armés continuent de profiter de la porosité des zones rurales, de la faiblesse du renseignement local et de la difficulté pour les forces de sécurité à maintenir une présence permanente sur de vastes territoires.

Pour les autorités nigérianes, cette affaire représente un nouveau test. Au-delà de la libération du général à la retraite et de son épouse, elle pose la question de la capacité de l’État à rassurer les populations dans les zones les plus exposées. Dans un pays où les enlèvements contre rançon sont devenus une menace majeure, chaque attaque contre une personnalité connue renforce le sentiment d’insécurité ressenti par les citoyens ordinaires.

À ce stade, les autorités n’ont pas donné de détail sur l’identité exacte des ravisseurs. Les recherches se poursuivent dans l’État de Katsina, tandis que les proches des victimes et l’opinion publique attendent des informations sur leur sort.

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