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Nigeria : six hommes, dont un général à la retraite, inculpés pour un projet de coup d’État

Le parquet nigérian a annoncé, ce mardi 21 avril 2026, la mise en examen de six personnes accusées d’avoir élaboré un projet de renversement du pouvoir en octobre 2025. Ces prévenus — parmi lesquels figurent un ancien général de division, un ex-capitaine, un inspecteur de police et plusieurs civils — doivent comparaître devant la Haute Cour d’Abuja le mercredi 22 avril 2026.

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Nigeria: l'armée annonce une libération d'otages au nord-ouest du pays, la société civile dément
<span>Des militaires nigérians déployés dans l'État de Kaduna le 8 mars 2024 [Image d'illustration].</span> <span>AP - Sunday Alamba</span>
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Dans un premier temps, les autorités avaient rejeté les allégations, tandis que l’armée faisait état de l’arrestation de seize officiers pour des « problèmes d’indiscipline ». Peu après, le président Bola Tinubu a procédé à un important remaniement au sommet de l’état-major, mesure présentée comme une réponse aux soupçons pesant sur certains éléments des forces armées.

Les personnes mises en examen font face à treize chefs d’accusation couvrant un large éventail d’infractions : haute trahison, actes de terrorisme, omission de révéler des informations et opérations de blanchiment d’argent, entre autres. Les documents déposés par l’accusation désignent le colonel Mohammed Alhassan Ma’aji comme l’initiateur présumé du complot.

Selon l’acte d’accusation, les mis en cause se seraient concertés afin de préparer un acte terroriste et auraient, consciemment ou non, apporté un appui matériel ou logistique au colonel Ma’aji. D’autres protagonistes sont également cités dans l’enquête, dont un ancien gouverneur de l’État de Bayelsa qui serait en fuite et suspecté d’avoir fourni des financements au projet.

Arrestations dans les rangs militaires et suites possibles

Au total, au moins seize officiers en activité ont été placés en détention dans le cadre de cette affaire, dont Mohammed Alhassan Ma’aji. La plupart d’entre eux — quatorze — appartiennent à l’armée de terre ; les deux autres relèvent de la marine et de l’armée de l’air. Pour leur part, ces militaires risquent d’être traduits devant des juridictions militaires et de faire l’objet de conseils de guerre.

Les autorités accusent les conspirateurs d’avoir envisagé une attaque contre la résidence présidentielle d’Aso Rock, avec pour objectif l’élimination du président de la République, du vice-président ainsi que des présidents du Sénat et de la Chambre des représentants. Cette tentative alléguée a déclenché l’ouverture d’une enquête pénale et militaire aux dimensions nationales.

Parmi les prochaines étapes procédurales figure l’audition, devant la Haute Cour d’Abuja, des six civils et anciens responsables inculpés, tandis que l’évolution du sort des officiers en service dépendra des décisions des autorités militaires concernant d’éventuelles procédures disciplinaires ou judiciaires.

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