Nigeria : premier producteur africain de brut, le pays veut devenir le premier raffineur
Le Nigeria, premier producteur africain de pétrole brut, renforce ses investissements dans le raffinage afin de réduire sa dépendance aux importations de produits pétroliers, a annoncé mardi à Lagos un responsable du secteur. Le pays exporte son brut depuis six décennies, tout en achetant à l’étranger l’essentiel des carburants destinés à sa consommation intérieure.

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Cette situation contraint le Nigeria à importer des produits raffinés à des prix élevés, malgré l’importance de ses réserves et de sa production pétrolière. Le gouvernement fédéral souhaite désormais mettre fin à ce modèle, selon Rabiu Umar, directeur général de la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority, la NMDPRA.
S’exprimant mardi 4 août à Lagos, M. Umar a indiqué que les autorités travaillaient à développer les capacités nationales de raffinage. L’objectif est de permettre au pays de transformer davantage de pétrole extrait sur son territoire avant de recourir aux importations.
Le Nigeria espère produire jusqu’à trois millions de barils de brut par jour. Les autorités veulent que cette production alimente davantage les raffineries nationales, afin de limiter les achats de carburants et de produits pétroliers sur les marchés internationaux.
Une dépendance coûteuse aux importations
Pendant plusieurs décennies, les raffineries nigérianes ont été confrontées à des difficultés techniques et opérationnelles, contraignant le premier producteur africain de brut à importer une grande partie de ses carburants. Cette dépendance a pesé sur les finances publiques et exposé le pays aux fluctuations des cours internationaux.
L’augmentation des capacités de raffinage figure ainsi parmi les priorités du gouvernement fédéral. Elle doit permettre de rapprocher la production de pétrole brut de la consommation intérieure, alors que le Nigeria continue d’exporter sa matière première et d’importer des produits finis.
La stratégie annoncée par les autorités vise à valoriser une plus grande part du pétrole à l’intérieur du pays. Elle doit également contribuer à réduire les coûts liés au transport et à l’achat de produits raffinés à l’étranger.
Pour la NMDPRA, la transformation du secteur doit accompagner la montée en puissance des infrastructures de raffinage. Le gouvernement entend ainsi faire évoluer le Nigeria d’un exportateur de brut fortement dépendant des importations vers un acteur majeur du raffinage en Afrique.


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