Nigeria : Nasir El Rufai refuse de répondre à l’agence fédérale anticorruption
De nouveaux épisodes viennent relancer l’affaire opposant un ancien dirigeant de l’État de Kaduna à une instance indépendante chargée de combattre la corruption au Nigeria. L’affaire, suivie de près par l’opinion publique, met en cause Nasir El Rufai, figure politique longtemps associée au parti majoritaire avant de rompre avec ses anciens alliés.

SOMMAIRE
Les autorités lui reprochent un détournement présumé de fonds publics s’élevant à 260 millions de dollars, opérations qui, selon les accusations, se seraient déroulées sur la période 2015-2023. Ces faits constituent le cœur des chefs retenus contre l’ex-gouverneur.
Parallèlement aux soupçons financiers, des poursuites visent également des pratiques de surveillance illégale : El Rufai est suspecté d’avoir autorisé ou organisé des écoutes téléphoniques en dehors du cadre légal, une accusation qui complique davantage son dossier.
Placé en détention, Nasir El Rufai a choisi, ce jeudi 5 mars 2026, d’user de son droit de garder le silence lors des procédures en cours. Cette décision marque une étape notable dans la procédure et pourrait influencer la suite des audiences.
La procédure et ses enjeux
Les investigations menées par la commission indépendante se poursuivent, entre audition de témoins, collecte de documents et analyses financières. Pour les magistrats et enquêteurs, établir la chaîne des responsabilités et tracer les mouvements de fonds reste une priorité afin de consolider les éléments à charge.
Du côté de la défense, la posture adoptée par l’ancien gouverneur — silence et refus de répondre pour l’instant — s’inscrit dans une stratégie judiciaire qui vise à préserver ses droits et à limiter les risques d’autoincrimination. Les avocats qui le représentent devraient clarifier prochainement la suite à donner à sa défense, tandis que la population et les acteurs politiques observent l’évolution du dossier.

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