Nigéria : Le torchage de gaz atteint 204 milliards de pieds cubes en 2025

Le Nigeria a brûlé 203,9 milliards de pieds cubes standard (SCF) de gaz en 2025, selon le rapport annuel de la Commission nigériane de réglementation du secteur pétrolier en amont (NUPRC), alors même que le taux d’utilisation du gaz dans le pays dépasse 92 %. Ce niveau de torchage, qui représente 7,54 % de la production totale rapportée, soulève des interrogations sur les pertes économiques et les impacts environnementaux liés à la combustion du gaz associé aux opérations pétrolières.

ECONOMIE
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Le torchage de gaz augmente à 204 milliards de pieds cubes en 2025
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Le document de la NUPRC dresse un état des lieux précis de la production gazière : sur un volume global déclaré de 2,71 milliards de pieds cubes standard, 1,46 milliard provenait de gaz associé et 1,25 milliard de gaz non associé. Malgré une intégration croissante du gaz dans l’économie nationale, le bilan absolu du torchage s’est aggravé par rapport à 2024, illustrant des faiblesses structurelles persistantes.

Les données mensuelles montrent des variations régulières, avec des volumes brûlés oscillant entre 15 et 18 milliards de SCF et des pics en janvier (18,7 milliards de SCF) et en juillet (18,3 milliards de SCF). Le rapport relève une hausse de 5,7 % du volume torché, passant de 192,9 milliards de SCF en 2024 à 203,9 milliards de SCF en 2025 ; la performance la plus inquiétante a été observée en septembre, où le taux de torchage a atteint 9,05 %.

Origines du torchage, répartition de l’usage et réponses réglementaires

La NUPRC identifie le gaz associé comme la principale source du torchage. Ce gaz, produit simultanément avec le pétrole, demeure difficile à capter et à valoriser en l’absence d’installations de collecte et de transport adaptées. En revanche, le gaz non associé bénéficie généralement d’infrastructures et de chaînes de commercialisation plus développées, ce qui réduit son exposition au torchage.

Sur l’ensemble des volumes produits en 2025, 776,6 milliards de SCF ont servi aux opérations sur les sites de production, 780,6 milliards de SCF ont alimenté le marché intérieur et 942,7 milliards de SCF ont été exportés, principalement sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces chiffres montrent une dualité : une montée en puissance de l’utilisation commerciale et d’exportation du gaz, concomitante à des pertes importantes par torchage.

La NUPRC rappelle les efforts réglementaires engagés pour réduire le torchage, notamment via le programme FRAME (Flaring Reduction and Methane Elimination), qui vise à limiter la combustion à la torchère et à promouvoir des usages industriels et électriques du gaz. Malgré ces initiatives, les experts cités dans le rapport estiment que l’insuffisance des investissements dans les infrastructures de collecte, de traitement et de transport, ainsi que l’absence d’incitations économiques suffisamment attractives pour valoriser le gaz associé, freinent les progrès.

Le rapport signale enfin que, fin 2025, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) a conclu des accords avec des entreprises privées spécialisées dans la valorisation du gaz afin de récupérer le volume de gaz jusque-là brûlé dans les champs pétroliers.

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