L’Iran réaffirme son droit de riposter en cas d’attaque américaine
Dimanche 22 février, le chef de la diplomatie iranienne a réitéré la volonté de Téhéran de répondre à toute agression émanant des États‑Unis, alors que Washington accentue sa présence militaire dans la région.

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Intervenant sur la chaîne CBS, Abbas Araghchi a indiqué que la République islamique se considérait en droit d’engager des mesures de riposte si elle était attaquée par les forces américaines. Selon lui, une réaction face à ce qu’il qualifie d’« acte d’agression » serait non seulement compréhensible, mais aussi légitime.
Le ministre a précisé que l’arsenal iranien ne permettait pas de frapper le territoire continental des États‑Unis. De ce constat découle, d’après ses propos, la nécessité d’opter pour d’autres cibles : des positions ou installations militaires américaines situées dans la zone seraient visées en cas d’escalade.
Araghchi n’a toutefois pas livré de détails supplémentaires sur la nature exacte d’un éventuel engagement ni sur le calendrier d’une telle riposte, laissant subsister une forte incertitude quant aux intentions opérationnelles de Téhéran.
Enjeux et risques d’escalade
Cette déclaration survient sur fond de tensions accrues entre Téhéran et Washington, le renforcement des moyens militaires américains dans les environs alimentant les craintes d’un embrasement. La mention explicite de cibles régionales met en lumière la dimension stratégique d’un conflit qui, s’il se déclarait, serait vraisemblablement circonscrit à des théâtres d’opération locaux plutôt qu’à un affrontement transatlantique direct.
Pour l’heure, la composition exacte des forces déployées et la nature des bases susceptibles d’être visées n’ont pas été précisées publiquement, ce qui rend difficile l’évaluation des conséquences immédiates sur la sécurité régionale et la navigation diplomatique en cours.

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