Les pays arabes et musulmans dénoncent des propos de l’ambassadeur américain sur le droit d’Israël à occuper des terres
Dimanche, une quinzaine d’États et d’organisations issus du monde arabe et musulman ont publiquement condamné des propos tenus par l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee. Selon ces déclarations, fondées sur des références à la tradition biblique, Israël disposerait d’un droit sur des territoires s’étendant sur une large partie du Moyen-Orient.

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Les propos de l’ambassadeur ont provoqué une vive réaction collective : plusieurs gouvernements ont estimé que s’appuyer sur des textes religieux pour justifier des revendications territoriales dépasse le cadre du débat diplomatique et risque d’enflammer des tensions déjà vives dans la région.
Parmi les signataires du texte de protestation figurent des pays du Golfe, l’Égypte, la Turquie et l’Indonésie, ainsi que des organismes régionaux. La Ligue arabe fait partie des entités ayant rejoint cette prise de position commune, qui a ensuite été rendue publique via des canaux liés au Qatar et aux Émirats arabes unis.
Le communiqué collectif a exprimé, en des termes très fermes, l’inquiétude et l’opposition des signataires face à ces déclarations, les qualifiant de provocatrices et susceptibles de compromettre la stabilité. Ils ont rejeté avec force ce type de discours, le jugeant dangereux pour l’atmosphère politique dans la région.
Portée diplomatique et réactions régionales
La mise en commun de cette protestation par des pays aux intérêts parfois divergents souligne l’ampleur du malaise provoqué par l’usage d’arguments religieux dans un contexte de rivalités territoriales. En regroupant États du Golfe, pays arabo-musulmans et organisations intergouvernementales, le message traduit une volonté de répondre de manière coordonnée aux déclarations perçues comme déstabilisantes.
Le texte diffusé n’indique pas si les signataires ont adressé une démarche formelle envers Washington ni quelles suites diplomatiques ils entendent engager. Sur le plan symbolique, toutefois, la réaction collective illustre la sensibilité des questions liées au statut des territoires et la rapidité avec laquelle elles peuvent susciter des prises de position publiques.
Les prochains jours permettront d’observer si d’autres gouvernements se joindront à ce mouvement de condamnation ou si des clarifications officielles seront apportées par l’administration américaine ou le poste diplomatique concerné.

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