Les exportations togolaises en hausse de 29,5 % au 2e trimestre, portées par les phosphates
Les exportations togolaises ont progressé de près de 30 % au deuxième trimestre 2026, portées par les phosphates, mais la facture des importations continue de dépasser largement les recettes extérieures du pays.

SOMMAIRE

Les exportations togolaises ont atteint 295,7 milliards de FCFA au deuxième trimestre 2026, en hausse de 29,5 % sur un an, portées par les phosphates, selon les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) relayées par l’agence Ecofin. Les importations ont toutefois progressé en valeur à 562,1 milliards de FCFA (+18,5 %), creusant un déficit commercial de 266,4 milliards de FCFA, en hausse de 8,4 % sur un an.
Le phosphate reste le premier produit d’exportation du pays, avec 46,7 milliards de FCFA de recettes, soit 15,8 % des expéditions du trimestre. Il devance le clinker (22,3 milliards de FCFA) et les produits pétroliers raffinés (21,7 milliards de FCFA). Les dix premiers produits d’exportation concentrent à eux seuls 60,9 % des recettes togolaises, signe d’une dépendance persistante à un nombre restreint de matières premières et de produits transformés.
Sur le plan des débouchés, l’Inde reste le principal client du Togo avec 40,6 % des exportations du trimestre, loin devant le Burkina Faso (17,7 %) et le Ghana (7,8 %). Les dix premiers clients absorbent au total 87,8 % des ventes extérieures togolaises, une concentration qui expose le pays aux aléas de quelques marchés.
Le Togo conserve en revanche des excédents commerciaux au sein de ses blocs régionaux, avec 73,5 milliards de FCFA vis-à-vis de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et 15,8 milliards de FCFA vis-à-vis de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Une progression qui s’inscrit dans la durée
Cette hausse trimestrielle prolonge une tendance observée depuis plusieurs trimestres, portée par le socle traditionnel des exportations togolaises que sont les phosphates, le clinker et les produits pétroliers raffinés. La facture des importations demeure toutefois structurellement plus lourde que les recettes tirées des ventes à l’étranger, un déséquilibre qui pèse sur la balance commerciale globale du pays malgré les excédents dégagés dans le commerce régional.



Commentaires