Les États‑Unis vont déployer 200 soldats pour un entraînement militaire en Afrique de l’Ouest

Les États-Unis prévoient d’envoyer 200 militaires au Nigeria pour assurer une mission de formation au profit des forces nigérianes, alors que le pays, cinquième puissance militaire du continent africain, fait face à une dégradation de sa sécurité.

SéCURITé
385 vues
Les États-Unis vont envoyer 200 soldats pour former des soldats de ce pays ouest-africain
Les États-Unis vont envoyer 200 soldats pour former des soldats de ce pays ouest-africain
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Washington renforce son engagement sur place, appuyé par des frappes aériennes récentes visant des cibles liées à l’État islamique, démarche présentée comme une étape importante du partenariat sécuritaire entre les deux pays.

Ce déploiement doit étoffer une présence américaine déjà implantée au Nigeria, centrée sur la formation et le conseil. L’armée américaine a confirmé la semaine précédente l’envoi d’une équipe mais n’a pas communiqué le nombre exact de personnels. Le gouvernement nigérian a précisé que le contingent américain est composé de conseillers non combattants apportant un soutien en matière de renseignement et de formation.

Contexte des opérations et coopération

Il s’agit de la première reconnaissance publique d’une présence américaine au Nigeria depuis les frappes menées le jour de Noël contre des positions terroristes à Jabo, dans le district de Tangaza, dans l’État de Sokoto. L’armée des États-Unis a qualifié ces frappes de « puissantes et meurtrières ».

Le président Donald Trump a déclaré que d’autres interventions militaires au Nigeria restaient envisageables. Le Nigeria subit une pression internationale accrue sur sa gestion de la violence islamiste, en particulier dans le nord-ouest, où des groupes comme Boko Haram et l’ISWAP ont intensifié les attaques contre des convois militaires, des villages et des lieux de culte.

Donald Trump a accusé les autorités nigérianes de ne pas protéger les communautés chrétiennes, accusation que le gouvernement d’Abuja a vigoureusement niée. Les autorités nigérianes affirment que leurs opérations de sécurité visent les combattants islamistes et d’autres groupes armés qui menacent les civils, sans distinction de religion.

Le mois dernier, un groupe armé a attaqué simultanément trois églises dans l’État de Kaduna et enlevé 168 personnes. Ces incidents s’inscrivent dans le cadre d’une violence plus large qui alimente une insurrection vieille d’environ 17 ans dans certaines parties du nord du pays.

Le renforcement de la présence américaine intervient dans un contexte de coopération sécuritaire croissante entre Washington et Abuja. Le commandant d’AFRICOM, le général Dagvin R.M. Anderson, a indiqué la semaine dernière que les États-Unis avaient dépêché une petite équipe d’officiers au Nigeria après une rencontre avec le président Bola Tinubu à Rome, à la fin de l’année dernière. Selon Anderson, cet engagement a permis de renforcer la collaboration entre les deux pays et la petite équipe américaine apporte des compétences destinées à compléter les efforts que mène le Nigeria depuis plusieurs années ; il n’a toutefois pas précisé la date d’arrivée de l’équipe.

Le mois dernier, les États-Unis ont également livré un lot de fournitures militaires au Nigeria. Ces matériels ont été remis par les forces américaines à Abuja pour soutenir les opérations de lutte contre le terrorisme.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
15:58 Consultation en vue des élections présidentielles au Bénin: Paul Hounkpè reçoit Fred Houénou