Le prince Andrew arrêté par la police, qualifié de ‘proie facile’ par Stéphane Bern

Le prince Andrew, frère du roi Charles III, a été arrêté le jeudi 19 février à son domicile de Sandringham à l’aube, à la veille de son 66e anniversaire, dans le cadre d’une enquête liée à la divulgation de millions de documents associés à Jeffrey Epstein. Les faits reprochés concernent le partage présumé d’informations confidentielles alors qu’il exerçait les fonctions de représentant spécial du Royaume‑Uni pour le commerce et l’investissement entre 2001 et 2011, une infraction qualifiée d’abus de pouvoir ou de manquement grave aux devoirs d’un fonctionnaire et passible, selon les éléments communiqués, d’une peine pouvant aller jusqu’à la prison à vie.

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"Une proie facile", arrêté par la police, le prince Andrew rhabillé pour l'hiver par le célèbre présentateur
"Une proie facile", arrêté par la police, le prince Andrew rhabillé pour l'hiver par le célèbre présentateur
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SOMMAIRE

Selon les documents rendus publics, Andrew Mountbatten‑Windsor aurait transféré à Jeffrey Epstein des rapports et comptes rendus portant sur des visites officielles à Hong Kong, au Vietnam et à Singapour, ainsi que des informations sur des projets d’investissement en Afghanistan. Des courriels datés de novembre et décembre 2010 montrent que ces rapports ont été transférés en quelques minutes après leur réception, détail qui figure parmi les éléments examinés par la police britannique.

La publication des mémoires posthumes de Virginia Giuffre, principale accusatrice de Jeffrey Epstein, a contribué à relancer l’attention sur les liens entre le financier et certaines personnalités. Face à la pression médiatique et institutionnelle, le prince Andrew avait déjà renoncé à son titre de duc d’York et vu son implication publique réduite. La succession d’éléments apparus dans les fichiers Epstein a conduit à un examen approfondi de ses activités et de ses échanges avec le financier américain.

Un précédent royal historique

Juridiquement et symboliquement, l’arrestation d’un membre actif de la famille royale est un événement sans précédent dans l’ère moderne des Windsor. Le seul incident récent impliquant un arrêt de la loi touchant un proche de la couronne concernait la princesse Anne : en 2001 elle avait été condamnée à une amende pour excès de vitesse, et en 2002 son bull‑terrier avait mordu deux enfants dans le parc de Windsor, incident traité par une sanction financière et un suivi comportemental pour l’animal, sans arrestation de la princesse elle‑même.

Pour retrouver une arrestation formelle d’un souverain ou d’un membre royal actif, il faut remonter au XVIIe siècle. En 1647, en pleine guerre civile anglaise, Charles Ier fut arrêté par les forces parlementaires, accusé d’avoir maintenu « un pouvoir illimité et tyrannique » et tenté de « renverser les droits et libertés du peuple ». Retenu pour haute trahison, il fut jugé coupable et exécuté en 1649, épisode historique évoqué pour mesurer l’ampleur exceptionnelle de la situation actuelle concernant l’oncle des princes William et Harry.

De son côté, Charles III a pris la parole pour appeler au respect de la procédure, déclarant que « ce qui va suivre est une procédure complète, équitable et appropriée, dans le cadre de laquelle cette affaire sera examinée de manière adéquate… et par les autorités compétentes ». Le journaliste spécialiste de la monarchie Stéphane Bern, interrogé par Paris Match, estime que l’affaire atteint un niveau inédit dans l’histoire moderne des Windsor, rappelant la chute d’Andrew, privé de titres et d’une partie de son statut public, et évoquant une crise comparable, selon lui, aux répercussions médiatiques de l’affaire du duc de Windsor lié à des sympathies nazies.

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