Le Congo veut surveiller forêts et mines avec son premier satellite
Le futur satellite d’observation doit fournir au Congo des données sur les forêts, l’agriculture, les mines et les zones à risque d’inondation.

La République du Congo et le Kazakhstan travaillent à la réalisation du premier satellite congolais d’observation de la Terre. Destiné au suivi des forêts, de l’agriculture, des mines et des zones exposées aux inondations, il doit renforcer la surveillance du territoire.
Le projet a été détaillé après des échanges tenus le 10 septembre à Paris entre Denis Sassou N’Guesso et le vice-Premier ministre kazakh Zhaslan Madiyev. L’engin doit donner à Brazzaville un accès direct à des données satellitaires utiles à la gestion des ressources naturelles.
Les annonces faites à ce stade ne fixent ni date précise de lancement ni budget pour le satellite congolais. Le projet s’inscrit dans une coopération spatiale plus large entre Brazzaville et Astana.
Le Kazakhstan prévoit de constituer d’ici 2030 une constellation internationale de neuf satellites d’observation de la Terre, avec six engins kazakhs et des satellites associés à la Mongolie, au Congo et au Nigeria.
Les deux pays avaient déjà conclu un accord d’investissement portant sur la création d’un système spatial et de télédétection à haute résolution. Le Congo a également engagé d’autres projets géospatiaux, notamment autour de l’intégration du système chinois BeiDou sur le Chemin de fer Congo-Océan.
Le partenariat avec le Kazakhstan couvre aussi la transformation numérique et la formation de cadres congolais aux technologies émergentes et à l’intelligence artificielle. Des équipes mixtes doivent être constituées pour travailler sur le spatial, le numérique et les nouveaux usages technologiques.
Lors du forum Space Days Kazakhstan du 7 septembre, Zhaslan Madiyev a indiqué que son pays visait neuf satellites d’observation de la Terre dans la constellation internationale à l’horizon 2030, avec une possibilité d’extension à quatorze appareils.



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