L’Angola relève son ambition pétrolière et veut produire plus d’un million de barils

À Luanda, le ministre angolais du Pétrole a sommé les opérateurs de porter leur production au-delà d'un million de barils par jour, un seuil désormais considéré comme un plancher pour ce pays sorti de l'OPEP en 2023.

ECONOMIE
0 vues
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Le ministre angolais du Pétrole, Diamantino Azevedo, a demandé aux opérateurs pétroliers du pays de porter leur production au-delà d’un million de barils par jour (b/j), un seuil qu’il présente désormais comme un plancher à ne plus descendre et non plus comme un simple objectif. L’annonce, faite lundi 31 août à Luanda, marque une étape pour l’Angola, deuxième producteur de pétrole d’Afrique, qui cherche depuis plusieurs années à stabiliser une production fragilisée par le vieillissement de ses champs.

« Le défi de la stabilisation est désormais surmonté », a déclaré le ministre, appelant les compagnies présentes dans le pays à investir davantage et à associer plus étroitement les prestataires de services angolais à leurs opérations.

L’enjeu est de taille pour un pays dont les recettes pétrolières demeurent une ressource budgétaire essentielle. La production angolaise était tombée à 998 757 b/j en juillet 2025, son niveau le plus bas depuis mars 2023, avant de remonter à 1,03 million de b/j dès le mois suivant.

Cette remontée s’appuie sur la mise en service de nouveaux gisements. TotalEnergies a lancé les champs Begonia et la troisième phase de CLOV, pour un total de 60 000 b/j supplémentaires, tandis qu’Azule Energy, coentreprise de BP et Eni en Angola, a démarré les gisements d’Agogo (120 000 b/j) et de Ndungu (60 000 b/j).

Une liberté retrouvée depuis la sortie de l’OPEP

L’Angola avait quitté l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) fin 2023, après un désaccord persistant sur ses quotas de production, jugés déconnectés de ses capacités réelles. Ce départ lui laisse désormais les mains libres pour chercher à maximiser sa production sans contrainte de quota collectif.

Diamantino Azevedo a annoncé la publication prochaine de nouveaux décrets exécutifs ouvrant des blocs offshore et onshore supplémentaires à l’exploration, dans l’espoir d’attirer de nouveaux investisseurs alors que les champs historiques du pays continuent de vieillir et que la concurrence pour les capitaux pétroliers s’intensifie sur le continent.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
07:34 L’Angola relève son ambition pétrolière et veut produire plus d’un million de barils