Le marché africain de l’immobilier devrait croître deux fois plus vite que la moyenne mondiale d’ici 2029 (LEAF Africa)
Selon un rapport de LEAF Africa, le marché immobilier africain doit croître de 5,6 % par an jusqu'en 2029, porté par l'urbanisation et la démographie, mais freiné par des limites structurelles importantes.
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Le marché immobilier africain devrait enregistrer une croissance annuelle de 5,6 % d’ici 2029, contre une moyenne mondiale de 2,69 %, selon un rapport du cabinet LEAF Africa relayé par l’agence Ecofin. Cette progression, portée notamment par l’urbanisation rapide et l’expansion démographique du continent, ferait de l’Afrique la région du monde affichant la croissance immobilière la plus rapide sur la période.
Le marché immobilier africain est aujourd’hui évalué à environ 17 600 milliards de dollars, dont 14 900 milliards de dollars pour le seul segment résidentiel, selon LEAF Africa.
Le rapport pointe toutefois plusieurs limites structurelles qui pèsent sur le secteur. L’offre reste largement concentrée sur le haut de gamme, déconnectée du pouvoir d’achat de la majorité des citoyens, tandis que certains marchés ont vu se développer une offre de logements de luxe plus rapide que la demande solvable capable de l’absorber.
Les systèmes de financement hypothécaire demeurent par ailleurs embryonnaires sur une grande partie du continent : le ratio crédit hypothécaire rapporté au PIB reste inférieur à 5 % dans de nombreux marchés africains, ce qui limite la capacité des ménages à transformer leur demande de logement en achats effectifs.
Volatilité monétaire et incertitude foncière
La forte volatilité de plusieurs monnaies africaines constitue une autre contrainte identifiée par LEAF Africa : une dépréciation rapide peut faire grimper le coût des matériaux de construction et fausser l’évaluation des biens immobiliers. Le rapport souligne également la spéculation foncière, qui tend à déconnecter le prix des terrains des besoins réels des utilisateurs finaux et des infrastructures disponibles, ainsi que la fragmentation des systèmes d’enregistrement foncier, source d’insécurité juridique pour les transactions et les projets de construction.



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