Kenya : l’e-procurement doit être relié à l’IFMIS dans les 47 comtés d’ici fin septembre
Le Trésor kényan a fixé au 30 septembre 2026 l’échéance d’intégration du système e-GP avec la plateforme budgétaire IFMIS dans l’ensemble des comtés, une étape présentée comme centrale pour mieux suivre la dépense publique.


Le Trésor kényan a demandé le 25 août aux 47 gouvernements de comté d’achever avant le 30 septembre 2026 l’intégration du système électronique de passation des marchés publics e-GP avec la plateforme de gestion des finances publiques IFMIS, afin de renforcer le suivi des dépenses locales.
La directive a été donnée par le ministre du Trésor John Mbadi lors d’une réunion avec le Conseil des gouverneurs consacrée au déploiement du dispositif dans les administrations de comté. L’objectif affiché est de relier plus étroitement la commande publique locale aux outils de suivi budgétaire déjà utilisés par l’État.
Le cadre officiel du programme rattache cette réforme à l’article 227 de la Constitution kényane et au Public Procurement and Asset Disposal Act, qui confie au Trésor national la définition d’un système de gestion des marchés publics pour l’État comme pour les collectivités.
Au 18 juin 2026, John Mbadi disait devant le Sénat que 20 des 47 comtés avaient déjà adopté l’e-GP. Le déploiement reste donc incomplet, même si Nairobi pousse depuis 2025 cette numérisation comme un levier de transparence et de rationalisation des achats publics.
En juin 2026, le contrôleur budgétaire du Kenya signalait encore que l’e-GP n’était pas entièrement intégré à l’IFMIS et que les transactions de marchés publics ne créaient pas automatiquement les engagements budgétaires, une lacune que le Trésor veut désormais résorber avant la fin du troisième trimestre.


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