Johannesburg : moins d’un an de capacité moyenne pour ses décharges actives

Les deux décharges municipales de Johannesburg encore pleinement opérationnelles pour les déchets généraux sont presque saturées. Une étude récente du CSIR estime à moins d’un an la capacité moyenne restante, tandis que plus de 2 000 dépôts sauvages sont recensés dans la métropole.

ENVIRONNEMENT
Déchets brûlés dans une zone de Johannesburg, en Afrique du Sud
Photo : SuSanA Secretariat / Wikimedia Commons
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Johannesburg dispose de moins d’un an de capacité moyenne dans ses décharges actives, selon une étude récente du Conseil sud-africain pour la recherche scientifique et industrielle citée vendredi 18 septembre par Associated Press. La plus grande ville d’Afrique du Sud fait face à une saturation rapide de ses sites d’enfouissement et à une multiplication des dépôts sauvages.

Seules deux des quatre décharges municipales acceptent encore pleinement les déchets généraux. Robinson Deep est remplie à 99 % et Goudkoppies à 96 %, selon des données de Pikitup analysées en août par DataDesk. Marie Louise est déjà en surcapacité et Ennerdale n’accepte plus que des gravats et de la terre.

La pression est alimentée par les volumes collectés chaque jour dans une métropole où Pikitup assure le service public de gestion des déchets. La société municipale indique prendre en charge environ 1,4 million de tonnes de déchets ménagers par an sur l’ensemble de Johannesburg.

Pour absorber une partie des volumes, la ville recourt aussi à des décharges privées situées hors de ses limites. Entre janvier et mars 2026, ces sites extérieurs ont traité 17 % des déchets évacués, une solution que Pikitup présente comme plus coûteuse et plus complexe sur les plans logistique et opérationnel.

La saturation des décharges s’accompagne d’une hausse des dépôts illégaux. Plus de 2 000 points de déversement sauvage ont été recensés à Johannesburg, tandis que des retards de collecte peuvent laisser des ordures plusieurs semaines dans certains quartiers. Les déchets brûlés ou abandonnés exposent les habitants à des risques de pollution de l’air, des sols et des eaux.

La municipalité tente de renforcer ses moyens. Pikitup a reçu fin août neuf nouveaux camions compacteurs de 19 mètres cubes, après six véhicules ajoutés en 2023-2024 et douze autres en 2024-2025. La ville poursuit aussi la modernisation du site de Linbro Park, où les travaux de la première phase avaient atteint 78 % en juin et ceux de la deuxième phase 52 %.

Le CSIR estime qu’une part pouvant atteindre 80 % des déchets de Johannesburg pourrait être détournée des décharges grâce au recyclage et au traitement des matières organiques si le tri à la source était largement appliqué. Pikitup développe parallèlement des installations de tri et des programmes de séparation des déchets pour préserver l’espace restant.

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